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La couronne d’Eugénie, miraculée d’un vol au Louvre, retrouvera son éclat

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Le joyau impérial, endommagé lors du cambriolage d’octobre dernier, pourra faire l’objet d’une restauration intégrale, a annoncé l’institution. Son intégrité structurelle a été préservée malgré les violents chocs subis.

Récupérée déformée au pied de la galerie d’Apollon, la couronne de l’impératrice Eugénie va connaître une seconde vie. Le musée du Louvre a confirmé la possibilité d’une intervention complète visant à lui rendre sa forme et sa splendeur originelles, sans nécessiter de reconstitution majeure. Le joyau, commandé par Napoléon III en 1855, avait été violemment écrasé lors de la fuite des malfaiteurs, après avoir été extrait par une ouverture étroite pratiquée dans sa vitrine.

L’expertise menée depuis sa découverte révèle une conservation remarquable de ses éléments essentiels. L’armature, bien que tordue, est intacte. La quasi-totalité des pierres précieuses, dont les cinquante-six émeraudes et la majeure partie des mille trois cent cinquante-quatre diamants, sont toujours en place. Seules quelques pierres de faible taille et l’un des huit aigles d’or qui ornaient le diadème manquent à l’appel. Cette intégrité permet d’envisager une restauration fondée sur la remise en forme de la structure métallique, et non sur des ajouts ou des remplacements substantiels.

Un processus rigoureux a été engagé pour superviser ces travaux exceptionnels. Un comité d’experts, placé sous la présidence de la directrice du musée, a été constitué. Il sera épaulé par des représentants des grandes maisons de joaillerie françaises. Un restaurateur spécialisé sera prochainement désigné à l’issue d’une procédure de mise en concurrence. L’objectif est de redonner à ce rare symbole du Second Empire, acquis par le Louvre en 1988, toute sa place au sein des collections nationales.

Cette announce intervient dans le contexte toujours ouvert de l’enquête sur le vol survenu le 19 octobre dernier, au cours duquel huit pièces majeures du XIXe siècle ont été dérobées. Les bijoux manquants, d’une valeur estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros, n’ont toujours pas été localisés. Parallèlement, l’établissement, le plus fréquenté au monde, traverse une période de tensions sociales ayant conduit à plusieurs fermetures partielles ou totales, dans un climat marqué par des interrogations persistantes sur les conditions de sécurité et d’accueil.

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