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La Corse sous l’assaut des chenilles dévoreuses : 20 000 hectares de forêts ravagés

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L’île de Beauté fait face à une invasion sans précédent de chenilles, transformant ses paysages verdoyants en étendues désolées. Les habitants décrivent une situation insupportable.

En Corse, une armée silencieuse de chenilles du bombyx disparate a déjà dévoré près de 20 000 hectares de forêts, laissant derrière elle un spectacle de désolation. Les arbres, autrefois luxuriants, ressemblent désormais à des squelettes calcinés, tandis que les routes se parent d’une étrange teinte brunâtre, maculées des corps écrasés des insectes. Les habitants des zones touchées, comme à Guitera-les-Bains, décrivent une véritable épreuve au quotidien.

Jean-Marie Casamarta, propriétaire d’une maison d’hôtes, se bat sans relâche contre ces envahisseurs. Malgré les insecticides biologiques, les nettoyages intensifs et les interventions coûteuses de professionnels, les chenilles reviennent inlassablement. « C’est une lutte sans fin, comme dans un film de fantasy », confie-t-il, épuisé. Les activités touristiques en pâtissent, avec des annulations en série et une atmosphère rendue irrespirable par l’odeur âcre des feuilles décomposées.

Les autorités tentent de minimiser l’impact, soulignant que ce phénomène cyclique, favorisé par les températures élevées, finira par s’estomper naturellement. Les prédateurs, comme les oiseaux, devraient contribuer à réguler la population de chenilles d’ici mi-juin. Pourtant, pour les riverains, cette explication scientifique ne suffit pas à apaiser leur colère. Juliette Giannotti, factrice de 54 ans, raconte vivre un cauchemar : « On passe nos journées à balayer, à fermer les fenêtres, à éviter de sortir. C’est invivable. »

Si ces chenilles ne sont pas urticantes, plusieurs témoignages font état de réactions cutanées, ajoutant une couche d’inquiétude à cette crise écologique. Les chênes, particulièrement touchés, devraient retrouver leur feuillage d’ici mi-juillet, mais leur capacité à produire des glands en sera durablement affectée. En attendant, la Corse retient son souffle, espérant que la nature reprendra rapidement ses droits.

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