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La CNIL inflige une amende de cinq millions d’euros à France Travail après une fuite de données massive

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_**L’autorité de protection des données a sanctionné l’organisme public pour des manquements à la sécurité ayant exposé les informations de près de 37 millions de personnes. L’institution reconnaît les faits tout en exprimant des réserves sur le montant de la pénalité.**_

La Commission nationale de l’informatique et des libertés a prononcé une sanction financière significative à l’encontre de France Travail. Cette décision fait suite à un incident de sécurité survenu au printemps dernier, au cours duquel des acteurs malveillants ont exfiltré un volume considérable de données personnelles. L’atteinte a concerné non seulement les demandeurs d’emploi inscrits à cette date, mais également des individus ayant été enregistrés sur les listes de l’organisme au cours des deux décennies précédentes.

Dans sa délibération, la CNIL a relevé plusieurs manquements dans la gestion de la sécurité des systèmes d’information. Les enquêteurs ont établi que les auteurs de l’infraction avaient employé des méthodes d’ingénierie sociale pour obtenir un accès frauduleux aux comptes de certains conseillers. Cette intrusion a ensuite permis la copie de fichiers contenant des identifiants et diverses informations à caractère personnel.

L’autorité indépendante a justifié le montant de l’amende par la gravité des négligences constatées, le nombre très élevé de personnes affectées, ainsi que par la nature sensible des données compromises. Elle a enjoint à France Travail de démontrer la mise en conformité de ses procédures, avec une attention particulière portée sur la politique de gestion des mots de passe et les mécanismes de contrôle d’accès.

De son côté, l’organisme public a fait savoir qu’il ne contestait pas les faits reprochés. Il a toutefois exprimé son désaccord quant à la sévérité de la pénalité financière. France Travail affirme avoir anticipé les demandes de la CNIL en renforçant ses mesures de sécurité, notamment par le déploiement d’une authentification à double facteur il y a déjà près de deux ans. L’institution assure que les correctifs demandés sont désormais intégralement appliqués.

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