Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

La Banque centrale européenne confirme sa pause monétaire

Article

le

Dans un contexte de monnaie unique robuste et de tensions géopolitiques, l’institution francfortoise maintient le cap sur sa politique de stabilité des prix.

La Banque centrale européenne a, comme attendu, maintenu ses taux directeurs lors de sa réunion de politique monétaire. Cette décision marque une cinquième réunion consécutive sans modification, le taux de dépôt restant fixé à 2 %. L’institution indique que l’inflation devrait converger vers son objectif de moyen terme, tout en reconnaissant la persistance d’un environnement mondial marqué par des incertitudes.

L’appréciation récente de l’euro face au dollar constitue un élément majeur du paysage économique actuel. Cette dynamique, attribuée en partie aux évolutions politiques outre-Atlantique, exerce une pression à la baisse sur les prix des importations, notamment sur l’énergie. Ce phénomène intervient alors que les dernières données font état d’un ralentissement de l’inflation dans la zone euro, revenant à 1,7 % en janvier.

Les autorités monétaires affirment suivre de près l’évolution des taux de change, dont les mouvements influencent directement la trajectoire des prix. Plusieurs membres du Conseil des gouverneurs ont récemment souligné la nécessité d’une vigilance accrue sur ce point. Pour l’heure, la BCE estime pouvoir attendre la prochaine série de projections économiques, prévue en mars, pour réévaluer l’adéquation de sa politique.

L’économie de la zone euro montre des signes de résilience, soutenue par la solidité du marché du travail et la vigueur du secteur privé. Les mesures budgétaires nationales en faveur de la défense et des infrastructures contribuent également à cet équilibre. La Banque d’Angleterre a, de son côté, également choisi de maintenir ses taux directeurs en l’état, face à une inflation britannique repartie à la hausse.

Cette période de stabilité des taux contraste avec le cycle de resserrement monétaire engagé en 2022. L’institution avait alors adopté une approche progressive face à la poussée inflationniste, illustrant sa préférence pour une évaluation complète des données avant d’engager des actions significatives. La situation actuelle semble s’inscrire dans cette même logique de prudence analytique.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus