Monde
Jakarta submergée par une crise des déchets sans précédent
La mégalopole indonésienne, confrontée à l’engorgement de ses sites d’enfouissement, peine à gérer les milliers de tonnes d’ordures produites quotidiennement par ses habitants. Les autorités annoncent des investissements massifs, mais les solutions peinent à suivre l’ampleur du phénomène.
Les rues de la capitale indonésienne sont progressivement envahies par des amoncellements d’ordures, symptôme d’une gestion des déchets en pleine rupture. Avec une population avoisinant les quarante-deux millions d’habitants dans son aire urbaine élargie, Jakarta génère chaque jour près de quatorze mille tonnes de détritus. Cette production massive exerce une pression insoutenable sur les infrastructures existantes, dont la plupart des décharges ont atteint ou dépassé leur capacité maximale.
Les conséquences se font sentir au quotidien pour les résidents. Sur les marchés, les commerçants voient leur activité perturbée par l’amoncellement des sacs-poubelles, qui dissuadent la clientèle et génèrent des nuisances olfactives importantes. Dans les quartiers périphériques, les riverains dénoncent l’incurie des services publics face à des dépôts sauvages qui attirent les insectes et dégradent le cadre de vie. La situation dépasse le simple inconvénient pour relever d’un enjeu de santé publique et de sécurité.
Les sites d’enfouissement légaux, à l’image du vaste complexe de Bantar Gebang, sont désormais saturés. Cette saturation généralisée pousse à la multiplication de décharges illicites et de pratiques dangereuses, comme le brûlage à ciel ouvert des ordures. Le pays a déjà connu par le passé des accidents mortels liés à l’instabilité de ces montagnes de déchets, rappelant les risques permanents. Les experts pointent un système obsolète, trop centré sur la collecte et l’élimination finale, au détriment du tri, du recyclage et surtout de la réduction à la source.
Face à cette crise, le gouvernement central a annoncé un plan d’investissement de plusieurs milliards de dollars. L’objectif affiché est la fermeture progressive des décharges les plus problématiques et le développement d’une trentaine de nouveaux sites de traitement dans les deux prochaines années. Cependant, des voix issues de la société civile mettent en garde contre des solutions purement techniques. Elles soulignent que sans une profonde réforme incluant l’éducation des citoyens, l’application effective de la réglementation et une politique volontariste de réduction des emballages, les nouvelles installations ne feront que déplacer le problème.
L’impasse actuelle illustre les défis des mégalopoles en croissance rapide, où l’explosion de la consommation n’a pas été accompagnée par la mise en place d’infrastructures adaptées. La résolution de la crise des déchets à Jakarta nécessitera une transformation systémique, à la fois technique, économique et comportementale, dont l’urgence ne fait plus débat.
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