Monde
Israël durcit le contrôle sur l’aide humanitaire à Gaza
Des centaines d’ONG internationales dénoncent des blocages systématiques qui privent la population de vivres et de médicaments essentiels.
Une coalition d’organisations humanitaires, parmi lesquelles Oxfam et Médecins Sans Frontières, accuse les autorités israéliennes d’entraver délibérément leurs opérations dans la bande de Gaza. Selon une lettre ouverte publiée jeudi, plus de soixante demandes d’acheminement d’aide ont été rejetées rien qu’au mois de juillet. Les associations affirment que ces refus s’appuient sur une législation adoptée en mars, imposant des conditions strictes aux ONG étrangères œuvrant auprès des Palestiniens.
Parmi les cas cités figure celui de l’ONG Anera, dont 744 tonnes de riz – de quoi préparer six millions de repas – sont bloquées dans le port israélien d’Ashdod, à quelques kilomètres seulement de Gaza. Care et Oxfam se heurtent également à des obstacles, avec des stocks d’une valeur totale de quatre millions de dollars immobilisés. Les nouvelles règles permettent aux autorités israéliennes de refuser l’enregistrement des organisations jugées hostiles à l’État hébreu ou engagées dans des campagnes de « délégitimation ».
Le ministre israélien de la Diaspora, Amichai Chikli, défend ces mesures en invoquant la nécessité de prévenir les activités « violentes ou hostiles » sous couvert d’aide humanitaire. Il assure que les structures respectant ces critères obtiendront les autorisations nécessaires. Les ONG concernées contestent cette position, estimant que ces restrictions aggravent une crise humanitaire déjà catastrophique.
Parallèlement, Israël a confié la gestion des distributions alimentaires à la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Émirats arabes unis. Cette décision suscite la méfiance des acteurs internationaux, qui reprochent à cette structure de servir des objectifs sécuritaires israéliens en concentrant les civils près des points de ravitaillement, exposés à des tirs. L’ONU rapporte que plus de 1 370 Palestiniens ont péri depuis fin mai dans ces attroupements.
Les organisations humanitaires redoutent par ailleurs une paralysie totale de leurs activités si elles ne transmettent pas, d’ici septembre, des données sensibles sur leur personnel local. Sans cette formalité, elles risquent l’expulsion sous soixante jours. Une perspective qui menace directement l’assistance vitale apportée à des centaines de milliers de Gazaouis en situation extrême.
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