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Interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans : une mesure qui divise générations et familles

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L’annonce d’une restriction d’accès aux plateformes pour les plus jeunes suscite un mélange de soulagement chez les adultes et de scepticisme chez les adolescents, révélant des attentes contrastées sur la protection des mineurs en ligne.

L’éventuelle interdiction des réseaux sociaux pour les moins de quinze ans, une initiative législative récemment adoptée en première lecture, provoque des réactions mitigées au sein des foyers. Les parents y voient souvent une barrière nécessaire, tandis qu’une partie de la jeunesse exprime des réserves, pointant des incohérences pratiques ou des risques de contournement.

Plusieurs élèves interrogés reconnaissent les effets néfastes de certaines plateformes sur leur concentration ou leur bien-être, mais estiment que l’approche par l’âge manque de nuance. Une lycéenne parisienne juge ainsi la mesure « super » en théorie, mais craint une arrivée massive et mal préparée au lycée. Elle suggère plutôt une initiation encadrée avant cet âge charnière. Un collégien de onze ans souligne le double visage de ces outils, à la fois vecteurs de sociabilité et sources de contenus inappropriés, tout en s’inquiétant pour les applications de messagerie utilisées en famille.

Du côté des adultes, l’accent est mis sur les limites d’une simple interdiction. Des représentants de parents d’élèves et des familles touchées par le cyberharcèlement insistent sur la nécessité d’un volet éducatif fort. Ils appellent à une responsabilisation conjointe des plateformes, des pouvoirs publics et des familles, arguant que la restriction technique, si elle envoie un signal, ne saurait constituer une solution complète face à l’ingéniosité des adolescents pour la contourner.

Cette prudence semble fondée au vu des déclarations de certains collégiens, qui évoquent déjà l’usage de faux comptes ou de documents d’identité d’emprunt pour maintenir leur présence en ligne. Le débat dépasse donc la simple question de l’accès pour toucher à l’encadrement global des pratiques numériques des jeunes, un chantier qui, aux yeux de nombreux observateurs, ne fait que commencer.

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