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Incendies criminels en Corse : douze ans de prison requis contre l’un des deux accusés

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Le parquet d’Ajaccio a demandé des peines sévères à l’encontre de deux hommes jugés pour des destructions par le feu visant des établissements liés à Gilles Simeoni. La défense a dénoncé une instruction fondée sur des présomptions.

Le ministère public a sollicité mercredi devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio une condamnation à douze années d’emprisonnement contre l’un des deux prévenus. Son coaccusé encourt une peine de sept ans et demi de réclusion. Les deux hommes comparaissent pour une série d’incendies volontaires survenue dans la nuit du 4 au 5 décembre 2022. Ces faits avaient notamment touché deux restaurants à Corte, dont l’un était cogéré par un proche du président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni. Peu après, un concessionnaire automobile à Ajaccio avait également été la cible de dégradations par le feu.

Les magistrats du parquet ont retenu à leur encontre les chefs de destructions en bande organisée, de transport de produits incendiaires et de recel. Lors de son réquisitoire, l’accusation a souligné que ces actes, en visant des intérêts liés à une figure politique majeure de l’île, constituaient une forme de pression sur les institutions démocratiques. Les prévenus, quant à eux, ont contesté avec force toute implication dans ces événements.

Pour étayer sa demande, la partie civile a évoqué plusieurs éléments techniques. Elle a notamment fait valoir la présence d’une brûlure au front constatée sur l’un des accusés, pouvant correspondre à un retour de flamme, ainsi que la localisation d’un véhicule lié à son entourage à proximité des lieux des faits. Le parcours judiciaire antérieur de l’un des deux hommes a également été pris en compte par le procureur dans la sévérité de ses réquisitions.

Les conseils de la défense ont plaidé l’acquittement, estimant que l’accusation reposait sur des suppositions et des liens familiaux plutôt que sur des preuves matérielles tangibles. Ils ont déploré l’absence d’éléments scientifiques concluants, tels que des traces d’ADN ou des brûlures compatibles sur les mains, et ont contesté la fiabilité des indices avancés. La décision du tribunal est attendue dans la journée.

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