Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Impasse budgétaire américaine, le trafic aérien en première ligne

Article

le

Le plus long blocage administratif de l’histoire des États-Unis provoque des annulations de vols massives, alors que les contrôleurs aériens travaillent sans rémunération depuis trente-sept jours.

Des centaines de milliers de voyageurs américains subissent des annulations de vols depuis vendredi, conséquence directe de l’impasse budgétaire persistante qui frappe les services fédéraux. Les autorités aériennes ont été contraintes de réduire la densité du trafic en raison de la pénurie de contrôleurs aériens, nombreux à faire défaut après un mois sans salaire. Les principaux aéroports du pays sont touchés, notamment ceux de New York, Washington, Chicago, Los Angeles et Atlanta.

Les compagnies aériennes ont immédiatement réagi en diminuant leur activité. American Airlines et United Airlines ont annoncé respectivement 220 et près de 200 suppressions de vols quotidiennes, tandis que Delta prévoit environ 170 annulations pour la seule journée de vendredi. Ces mesures font suite à la décision des autorités de réduire de 10 % le volume de trafic dans quarante aéroports majeurs, une mesure présentée comme nécessaire pour garantir la sécurité des opérations.

Cette situation intervient à l’approche d’un week-end prolongé et de la fête de Thanksgiving, période traditionnellement chargée pour le transport aérien. Les perturbations pourraient s’aggraver si le blocage se prolonge, selon les observateurs. Les compagnies conseillent aux voyageurs ayant des impératifs urgents de prévoir des solutions de rechange, en achetant par exemple des billets remboursables sur d’autres vols.

Pour l’instant, les vols long-courriers internationaux demeurent épargnés, les annulations concernant principalement les liaisons domestiques et régionales. Les hubs principaux des grandes compagnies semblent préservés, mais la situation reste fragile. Environ 14 000 contrôleurs aériens, essentiels à la sécurité du trafic, continuent d’exercer leurs fonctions sans percevoir de rémunération, dans un contexte de fatigue et de tension accrue. Plus de 44 000 vols quotidiens et trois millions de passagers sont potentiellement concernés par ces perturbations.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus