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Harkis disparus : la quête désespérée des familles pour une sépulture digne
La ministre Patricia Mirallès se rend à Rivesaltes pour éclaircir le sort des dépouilles perdues, alors que les proches réclament vérité et justice.
La ministre déléguée à la Mémoire et aux Anciens Combattants est attendue ce lundi au mémorial du camp de Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales. Cette visite intervient dans un contexte tendu, marqué par l’absence de réponses concernant les corps de soixante harkis, dont cinquante-deux enfants, décédés dans ce camp entre 1962 et 1965. Les familles, épuisées par des décennies d’attente, espèrent des avancées concrètes après la découverte récente d’ossements dont l’origine reste à confirmer.
Les proches des disparus débuteront la journée par un hommage devant la stèle commémorative, avant de se rendre sur les zones fouillées par les archéologues. La ministre leur présentera ensuite un rapport détaillant les investigations menées pour localiser les sépultures. Parmi les questions brûlantes figure le sort de quatre caisses d’ossements exhumées en avril dans le cimetière Saint-Saturnin, envoyées à Marseille pour des analyses au carbone 14. Les familles exigent des éclaircissements sur leur provenance et leur nombre, craignant que ces restes ne correspondent pas à ceux des enfants disparus.
Le camp Joffre, situé près de Perpignan, a accueilli près de 22 000 harkis et leurs proches après l’indépendance de l’Algérie. Les conditions de vie y étaient effroyables : familles entassées sous des tentes, manque d’eau, d’hygiène et de chauffage. Plus de 140 personnes, dont une majorité d’enfants, y ont péri. L’historienne Fatima Besnaci-Lancou, elle-même ancienne internée, souligne la vulnérabilité des plus jeunes, emportés par les maladies et le froid lors de l’hiver 1962-1963.
L’espoir d’une résolution avait été ravivé à l’automne 2024 avec la découverte de tombes sur le site, mais celles-ci se sont révélées vides. Pire, les familles ont appris en février que les corps avaient été déplacés en 1986 vers le cimetière communal, sans qu’aucune trace administrative ne soit communiquée auparavant. Cette révélation a provoqué colère et incompréhension, alimentant les soupçons quant aux responsabilités de l’armée ou de la mairie dans cette exhumation clandestine.
La journée du lundi s’annonce chargée en émotions. Les proches seront accompagnés par des experts et des représentants associatifs, dans un cadre visant à apaiser les tensions tout en reconnaissant leur douleur. Une fois les résultats des analyses connus, une plainte contre X sera déposée pour exiger des tests ADN et faire la lumière sur ce drame historique. Pour ces familles, il ne s’agit plus seulement de retrouver des dépouilles, mais de rendre justice à une mémoire trop longtemps ignorée.
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