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Gigean : Stocklein déplace le city stade… et se prend les pieds dans le programme de Gonzalez

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Gigean Stocklein déplace le city stade et se prend les pieds dans le programme de Marc Gonzalez
©LeSingulier

À deux semaines des élections municipales, le maire sortant de Gigean a décidé de déplacer le city stade, officiellement pour des raisons de nuisances. Officieusement, pour une raison que tout le monde a déjà devinée.

Il y a des décisions politiques qui s’expliquent. Il y a celles qui se voient. Et puis il y a celles de Marcel Stocklein… Le maire sortant de Gigean vient de faire déplacer le city stade — cet équipement sportif installé place de la mairie — vers un nouveau site, en bordure du pumptrack, loin du centre du village. Timing, en pleine campagne municipale. Explication officielle, des nuisances sonores, des jeunes venus d’ailleurs, des riverains excédés. Explication réelle, Marc Gonzalez !

L’histoire commence bien avant la polémique. Lorsque le city stade a été installé place de la mairie, une voix s’était élevée pour dire que ce n’était pas le bon endroit. Celle de Marc Gonzalez, premier adjoint de la commune et aujourd’hui adversaire déclaré de Marcel Stocklein pour le fauteuil de maire. Gonzalez avait prévenu. Stocklein n’avait pas écouté. La suite, on la connaît. Le stade s’est transformé en point de rendez-vous nocturne, les pétitions de riverains se sont multipliées, et les confrontations sont devenues monnaie courante. Tout ce que Gonzalez avait, semble-t-il, anticipé. Conséquence logique, il a inscrit dans son programme de campagne le déplacement du city stade. Une promesse cohérente, construite sur sa position d’origine. Élégant, même.

C’est là que Marcel Stocklein entre en scène avec ce qui restera peut-être comme le grand moment comique de cette campagne. Il déplace lui-même le city stade. En urgence. En pleine campagne. Pour aller exactement là où Marc Gonzalez voulait le mettre. Cherchez l’erreur. Dans son communiqué soigneusement rédigé, le maire invoque les délais de livraison, la disponibilité des entreprises, et la nécessité d’agir vite. Ce qu’il n’invoque pas, en revanche, c’est pourquoi cette urgence absolue n’a pas été ressentie pendant les mois — voire les années — précédant l’ouverture des hostilités électorales.

Les riverains du nouveau site, consultés après coup — comme il se doit dans la grande tradition de la démocratie participative version Stocklein — n’ont pas tardé à réagir. Et leurs commentaires valent leur pesant de bulletins de vote. « Vous déplacez le problème dans un quartier résidentiel sans en avoir consulté les habitants », tance l’un d’eux, ajoutant au passage qu’un contournement routier et une future ligne LGV viendront bientôt compléter le tableau sonore du secteur. « Déplacer une verrue vers un autre lieu, il faut éradiquer le problème », tranche un autre, avec cette franchise que les élus en fin de mandat n’inspirent plus. Plus acide encore, un habitant rappelle que le pumptrack futur voisin du city stade — est déjà squatté la nuit, et que les déchets jonchent les lieux au petit matin. Transférer les nuisances d’un endroit surveillé vers un coin isolé, le genre de solution que seule une campagne électorale perdue d’avance peut inspirer. Plusieurs voix soulèvent également qu’un projet d’aménagement complet de ce secteur — ping-pong, boulodrome, parcours de santé — avait déjà été validé par le Conseil Municipal des Jeunes et n’avait jamais été réalisé. Stocklein redécouvre aujourd’hui des idées qu’il avait lui-même enterrées.

La formule est d’un habitant, pas d’un éditorialiste, et elle résume pourtant mieux que n’importe quelle analyse ce que cette séquence dit du maire sortant. « Ce n’est pas à deux semaines des élections qu’il faut commencer à se justifier. » Un homme qui a ignoré les avertissements, créé le problème, refusé les solutions, et qui s’agite aujourd’hui avec l’énergie du désespoir électoral. « Visiblement, Monsieur, autoproclamé patron de Gigean, semble surtout préoccupé par lui-même », écrit un autre riverain, avec ce ton poli qui dissimule mal une colère froide.

Gigean votera dans quelques jours. D’ici là, le city stade aura peut-être fini de voyager. Marcel Stocklein, lui, aura achevé de mettre en œuvre, à ses frais et en urgence, le programme de son adversaire. On appelle ça de la politique. D’autres appellent ça un nauffrage.

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5 Commentaires

1 Commentaire

  1. Pinturaud

    2 mars 2026 at 13 h 59 min

    Le procureur Taulier crache une fois de plus son venin,relié avec délectation par Mr Gonzalez.Dans un premier temps , la politesse n’etouffe pas ce pseudo journaliste.Ayez donc l’obligeance d’écrire Mr devant le nom des candidats .Des élus ça se respecte .Ensuite, d’après votre article (si on peut appeler ça un article)Mr Gonzales avait proposé le même emplacement, Il devrait alors se rejouir de voir une de ses idées se realiser. La critique est aisée, mais l’art est difficile .Allez apprendre a composer un article en éclairant avec honnêteté les électeurs.

  2. VHS

    2 mars 2026 at 15 h 07 min

    Maxime il en fait toujours des confettis de gargamel 😂😂😂 merci 🙏😘😘

  3. CRJO

    2 mars 2026 at 16 h 10 min

    Fatigant avec des articles qui le sont tout autant… Peut-être juste une carte de journaliste existante ?

  4. Annsab

    2 mars 2026 at 16 h 13 min

    Un journaliste, un vrai, doit rester impartial ce qui n’est manifestement pas le cas pour cet article et même pour ce « journal » qui rédige toujours à charge quand il s’agit de GIGEAN. A méditer ………

    • Michelle Balaruc

      2 mars 2026 at 16 h 41 min

      C’est un journal d’opinion donc si vous ne savez pas ce que c’est, allez voir la définition. Personnellement je préfère mille fois un journal d’opinion à un journal qui parle des mouettes mortes sur la plage. En plus vous n’êtes pas obligé de lire aller lire midilibre ou ils ne parlent de rien

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