Monde
Friedrich Merz face à l’épreuve du pouvoir
_**Un an après son accession à la chancellerie, le dirigeant conservateur cherche à ressouder son parti et à relancer son action, dans un contexte de défiance populaire et de pression de l’extrême droite.**_
Devant les délégués de son parti réunis à Stuttgart, le chancelier allemand a appelé à un sursaut collectif. Il a promis d’accélérer les réformes, d’améliorer les infrastructures et de renforcer les capacités militaires du pays, sans toutefois détailler de mesures nouvelles. Cette intervention visait à redonner une dynamique à la CDU, dont la base apparaît désenchantée après une première année de gouvernement marquée par des attentes déçues et un agenda législatif enlisé.
L’élection de Friedrich Merz à la présidence du parti, acquise de fait, constituait un baromètre de son autorité interne. Son score, attendu bien en deçà des 95% obtenus lors de son élection à la tête de la formation en 2022, était observé avec attention. Le congrès a également été le théâtre d’une apparition conjointe, rare, avec l’ancienne chancelière Angela Merkel, une figure dont il s’est longtemps tenu à distance et à laquelle il impute la politique d’accueil des migrants adoptée il y a une décennie.
Les conservateurs réclament surtout une ligne claire en vue des scrutins régionaux à venir, particulièrement dans les Länder de l’Est où le parti d’extrême droite, l’AfD, réalise des percées significatives. Arrivé au pouvoir en mai dernier après sa victoire aux législatives de février 2025, le chancelier peine à concrétiser les promesses de relance économique. Les tensions au sein de sa coalition avec les sociaux-démocrates freinent l’adoption des textes, alimentant les critiques, y compris dans son propre camp.
Le monde économique manifeste son impatience. Les représentants du patronat ont publiquement exhorté l’exécutif à présenter un programme de réformes ambitieux, incluant des allègements fiscaux, une réduction des dépenses sociales et une simplification administrative. Friedrich Merz a reconnu que le rythme des changements pouvait paraître lent, arguant de l’ampleur des dossiers à traiter après des années de stagnation.
La conjoncture n’arrange rien, avec des prévisions de croissance anémique pour l’année à venir. L’économie allemande reste confrontée à des défis structurels, entre tensions commerciales, coût élevé de l’énergie et retard technologique face aux grandes puissances. Le chancelier a néanmoins mis en avant quelques avancées, notamment un accord parlementaire sur un plan d’investissements massifs dans les infrastructures et la défense, dans un contexte international volatile.
Sur la scène mondiale, le chef du gouvernement s’est montré volontariste, réaffirmant son soutien à l’Ukraine et à Israël, et plaidant pour une Europe plus forte. Cette posture offensive contraste avec une popularité en berne. Les sondages indiquent qu’une minorité seulement de citoyens estime qu’il accomplit un meilleur travail que son prédécesseur social-démocrate. Certaines de ses déclarations, comme celles mettant en cause l’éthique de travail des Allemands, ont été mal perçues.
La menace que fait peser l’AfD sur son électorat demeure entière. Le durcissement affiché sur les questions migratoires ne semble pas suffire à endiguer la progression de l’extrême droite. Des observateurs politiques mettent en garde contre un recentrage à droite de la CDU, une stratégie qui risquerait d’éloigner les électeurs du centre sans pour autant séduire ceux de l’AfD. Le chancelier doit désormais concilier la gestion des attentes internes et la reconquête d’une opinion publique sceptique.
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