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Flagellation publique en Indonésie pour relations illicites

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_**Un couple a subi une peine corporelle exceptionnellement lourde dans la province d’Aceh, illustrant la rigueur de l’application de la charia dans cette région.**_

Un homme et une femme ont été condamnés à recevoir cent quarante coups de canne chacun jeudi dernier, en vertu de la législation islamique en vigueur dans cette province indonésienne. La sentence, prononcée par un tribunal religieux, combine deux chefs d’accusation. Cent coups ont été administrés pour des relations intimes en dehors du cadre matrimonial, et quarante supplémentaires pour consommation de boissons alcoolisées. L’exécution de la peine s’est déroulée en public, sous la supervision des autorités chargées de faire respecter la charia.

L’état de la femme, qui a perdu connaissance à l’issue du châtiment, a nécessité son transfert vers une ambulance stationnée sur place. Cette condamnation figure parmi les plus sévères jamais appliquées depuis l’adoption de la loi islamique dans la région au début des années 2000. La même journée, quatre autres personnes, dont un fonctionnaire de police et sa compagne, ont également été fouettées pour des motifs similaires liés à une proximité jugée illicite.

Le responsable de la police religieuse locale a affirmé que la loi s’appliquait sans distinction, y compris aux membres des forces de l’ordre, reconnaissant que de tels agissements portaient atteinte à l’image de l’institution. La province d’Aceh, qui jouit d’un statut d’autonomie spéciale, est la seule région d’Indonésie à imposer la charia de manière formelle. Les châtiments corporels y sont prévus pour une série de délits, incluant l’adultère, l’homosexualité, la consommation d’alcool et les jeux d’argent.

Cette jurisprudence locale intervient dans un contexte national marqué par l’entrée en vigueur récente d’un nouveau code pénal qui étend l’interdiction des relations sexuelles hors mariage à l’ensemble du territoire. Si les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement ces pratiques, les peines de flagellation publique bénéficient d’une adhésion notable au sein de la population locale.

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