Économie
Expulsions locatives en France, un record historique en 2025
Le nombre de ménages contraints de quitter leur domicile après une décision de justice a connu une progression spectaculaire l’an dernier, selon les chiffres officiels. Cette hausse est attribuée à un durcissement des procédures judiciaires.
Les procédures d’expulsion ont atteint un niveau sans précédent l’année dernière. Plus de trente mille ménages ont été contraints de quitter leur logement sur ordonnance d’un juge. Cette statistique représente une augmentation de plus d’un quart par rapport à l’exercice précédent. Parallèlement, le nombre de mises en demeure pour loyers impayés adressées aux locataires a légèrement progressé, approchant les cent soixante-quinze mille notifications. Cette formalité constitue généralement la première étape avant une action en justice pouvant mener à l’éviction.
Les observateurs pointent une inflexion notable dans le traitement judiciaire des dossiers. La réforme législative de 2023, visant à accélérer et à simplifier les procédures de recouvrement et d’expulsion, est identifiée comme un facteur déterminant de cette évolution. Les décisions de justice seraient devenues plus sévères et le recours à la force publique plus systématique. Les praticiens du droit constatent une réduction des sursis à exécution, y compris pour des publics considérés comme vulnérables.
Cette accélération des procédures intervient après une année 2024 déjà marquée par une très forte hausse des expulsions, elle-même liée à l’accumulation de dossiers en suspens depuis la période pandémique et à l’aggravation des tensions sur le marché du logement. Les professionnels du secteur rappellent toutefois que le volume des impayés doit être relativisé au regard du parc locatif français, qui compte plusieurs millions de logements.
Le paysage juridique a par ailleurs été modifié par l’entrée en vigueur récente de nouvelles dispositions. Une loi adoptée au printemps 2025 permet désormais aux préfets de saisir la justice pour expulser tout occupant dont les agissements troublent l’ordre public. Parallèlement, plusieurs décrets d’application de la législation de 2023 sur l’occupation illicite ont été publiés ces derniers mois, précisant notamment les conditions d’indemnisation des propriétaires.
Le phénomène des départs non concertés, où le locataire quitte les lieux sans respecter les formalités légales, est également en augmentation. Plusieurs milliers de constats d’abandon de logement ont été dressés l’an dernier. Face à cette situation, les professionnels de l’exécution des décisions de justice ont formulé plusieurs propositions visant à apaiser les relations entre bailleurs et locataires et à réduire le contentieux lié aux impayés.
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