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Société

Estrosi et Ciotti accusés de détourner des fonds publics pour leurs ambitions niçoises

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Les deux figures politiques locales s’affrontent à coups de publications financées par l’argent des contribuables, à quelques mois des municipales.

À Nice, la rivalité entre Christian Estrosi et Éric Ciotti prend une tournure juridique. Des documents imprimés, financés sur fonds publics, sont au cœur d’une polémique. Les uns, distribués par le député des Alpes-Maritimes, critiquent la gestion municipale, tandis que les autres, des livrets en papier glacé, vantent les réalisations de l’édile. Les deux camps s’accusent mutuellement de faire campagne aux frais de la collectivité, une pratique strictement encadrée par la loi.

L’affaire a pris de l’ampleur lorsque Gaël Nofri, adjoint au maire, a saisi le déontologue de l’Assemblée nationale. Il reproche à Éric Ciotti d’avoir détourné des moyens publics via un journal de quatre pages, diffusé en juillet dernier. En réponse, l’entourage du député dénonce des livrets municipaux de 50 pages, qualifiés de « pré-campagne » coûteuse. La députée Christelle d’Intorni y voit « des centaines de milliers d’euros dépensés pour promouvoir le bilan du maire ».

Les écologistes locaux ont saisi la préfecture, dénonçant une entrave au droit d’expression de l’opposition. Jean-Christophe Picard, élu vert, fustige « cette propagande luxueuse » destinée, selon lui, à influencer l’électorat. La mairie se défend en arguant que ces documents, réalisés en régie, relèvent d’une communication institutionnelle et non électorale. Ils seraient distribués depuis deux ans, à l’occasion de réunions publiques ouvertes à tous.

La bataille s’annonce serrée pour 2026. Éric Ciotti, qui vise clairement l’hôtel de ville, attaque frontalement le bilan d’Estrosi, pointant une dette en hausse et une insécurité grandissante. Le maire, quant à lui, prépare sa réélection en mettant en avant ses réalisations, lors de rencontres avec les habitants. Une note interne municipale appelle même à « la rigueur » dans les actions de communication, signe que la campagne, officieuse, a déjà commencé.

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