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Économie

E.Leclerc épinglé à nouveau pour des retards dans ses négociations commerciales

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_**La centrale d’achat européenne du distributeur vient de se voir infliger une amende de plus de 33 millions d’euros par les autorités françaises, une sanction qui intervient peu de temps après une précédente pénalité record.**_

La centrale européenne d’achats Eurelec, qui approvisionne notamment les enseignes E.Leclerc en France, a reçu une sanction financière de 33,5 millions d’euros. Les autorités de la concurrence et de la consommation lui reprochent de ne pas avoir finalisé dans les délais légaux ses accords annuels avec plusieurs fournisseurs hexagonaux. L’obligation de signature de ces conventions était fixée au premier mars de l’année dernière.

Cette décision administrative fait suite à une première amende record de 38 millions d’euros prononcée à l’encontre de la même entité l’année précédente pour des manquements identiques. La structure, basée à Bruxelles et qui regroupe aussi d’autres acteurs de la distribution européenne, avait déjà été sanctionnée auparavant. La législation française impose en effet que toute négociation concernant des produits destinés au marché national, quelle que soit la loi régissant le contrat, respecte le cadre défini par le code de commerce.

La période annuelle des négociations commerciales, qui s’étend du premier décembre au premier mars, est un moment crucial pour déterminer les conditions tarifaires des produits en magasin, en dehors des marques de distributeur. Les centrales d’achat internationales sont souvent soupçonnées par les pouvoirs publics de contourner les règles nationales, notamment celles issues des lois Egalim visant à mieux rémunérer les producteurs agricoles.

De leur côté, les groupes de distribution défendent ce modèle d’organisation. Ils y voient un levier indispensable pour équilibrer les rapports de force face aux grands industriels de l’agroalimentaire. Le président du comité stratégique d’E.Leclerc a récemment affirmé que sa centrale négociait principalement avec de vastes multinationales, dont les intérêts ne coïncidaient pas nécessairement, selon lui, avec ceux des agriculteurs français. Il a qualifié certaines accusations de discours politique sans fondement concret.

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