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Des universitaires attaquent Trump en justice pour entrave à la liberté d’expression

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La bataille judiciaire s’intensifie. Des enseignants-chercheurs accusent l’administration Trump de réprimer systématiquement les voix critiques sur les campus, au mépris de la Constitution.

Un collectif de professeurs a intenté une action en justice mardi contre l’exécutif américain, dénonçant une campagne orchestrée contre les manifestations pro-palestiniennes dans les universités. Cette plainte, déposée devant un tribunal du Massachusetts, vise directement les mesures prises par Donald Trump pour restreindre les mobilisations étudiantes, notamment à Columbia.

L’établissement new-yorkais, cible prioritaire du gouvernement, est accusé d’avoir toléré des rassemblements dénonçant l’offensive israélienne à Gaza, qualifiés d’antisémites par l’ancien président. Les autorités ont riposté en gelant 400 millions de dollars de financements publics, contraignant l’université à accepter des réformes controversées, dont un encadrement strict des protestations.

La procédure juridique met en lumière plusieurs cas emblématiques, comme celui de Mahmoud Khalil, résident permanent arrêté début mars par les services d’immigration après son implication dans les mobilisations. Une étudiante sud-coréenne, Yunseo Chung, a également obtenu un sursis judiciaire face à une menace d’expulsion pour avoir participé aux mêmes mouvements.

Les plaignants, dont l’Association américaine des professeurs d’université (AAUP), estiment que ces pratiques instaurent un climat de terreur dans le milieu académique. « Cibler des étrangers pour leurs opinions politiques est inconstitutionnel et rappelle les méthodes des régimes autoritaires », dénonce Jameel Jaffer, directeur d’un institut de Columbia dédié aux libertés fondamentales.

Les universitaires redoutent une escalade. « Après les militants palestiniens, ce seront les chercheurs sur l’esclavage ou le climat qui seront persécutés », alerte Todd Wolfson, président de l’AAUP. La justice new-yorkaise a temporairement bloqué l’expulsion de Yunseo Chung, tandis que le sort de Mahmoud Khalil doit être tranché jeudi dans le New Jersey.

Cette offensive judiciaire intervient alors que l’administration Trump étend sa pression à Harvard et une soixantaine d’autres établissements, exigeant l’application stricte de ses directives. Columbia, sous contrainte financière, a déjà plié en acceptant de redéfinir sa politique de manifestations et ses programmes sur le Moyen-Orient.

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