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Des tirs nocturnes près de l’aéroport de Niamey sèment l’inquiétude

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La zone aéropotuaire de la capitale nigérienne a été le théâtre d’intenses échanges de feu dans la nuit, avant un retour au calme aux petites heures. L’incident survient dans un contexte sécuritaire régional particulièrement tendu.

Des déflagrations et des tirs soutenus ont retenti aux abords de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon des témoignages d’habitants des quartiers avoisinants, les événements ont débuté peu après minuit, heure locale. Une activité défensive anti-aérienne, caractérisée par des traînées lumineuses dans le ciel, a été observée, laissant supposer une possible riposte à des engins aériens. L’épisode a duré environ deux heures avant que le silence ne se rétablisse vers deux heures du matin.

Les circonstances exactes de cet incident restent à déterminer. La zone concernée, située à une dizaine de kilomètres du palais présidentiel, revêt une importance stratégique majeure. Elle héberge en effet une base aérienne des forces nigériennes, un centre de drones récemment établi et le quartier général de la Force unifiée du Sahel, une structure militaire conjointe regroupant le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Des images non vérifiées, diffusées dans la foulée, montraient d’importantes flammes et des véhicules endommagés sur le site.

À la suite de ces événements, des appels à mobilisation pour « défendre le pays » ont circulé parmi les partisans du pouvoir en place. Par ailleurs, le trafic aérien a été momentanément perturbé, un vol commercial en provenance d’Alger ayant été dérouté vers Ouagadougou, au Burkina Faso. Les services de secours ont été aperçus se dirigeant vers le périmètre aéroportuaire.

Cet épisode intervient dans un environnement sécuritaire complexe pour le Niger, dirigé depuis juillet 2023 par une junte militaire. Le pays, comme ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel, fait face à une pression persistante de groupes armés jihadistes sur plusieurs fronts. La région de Niamey elle-même n’est pas épargnée, avec des attaques survenant parfois à quelques dizaines de kilomètres de la capitale. Cette situation sécuritaire dégradée constitue un défi permanent pour les autorités, qui ont opté pour une politique de rupture avec d’anciens partenaires militaires et affirment désormais privilégier une approche régionale souverainiste pour contenir la menace.

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