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Des balises sonores pour éloigner les sangliers des voies ferrées
Face à la multiplication des collisions avec la faune sauvage, la SNCF déploie un système innovant d’effarouchement acoustique le long de ses lignes. Une réponse technologique à un problème qui génère retards et coûts considérables.
En forêt de Normandie, le long de la ligne Rouen-Caen, un dispositif discret veille. Tous les cinquante mètres, des bornes équipées de panneaux solaires s’activent à l’approche d’un train. Elles émettent alors une série de sons spécifiques, des claquements secs et des craquements de branches, conçus pour alerter les animaux de la présence imminente du convoi. L’objectif est simple, inciter le gibier à s’éloigner des rails avant le passage de la rame.
Ce système, baptisé Safe, a été développé en partenariat avec une spécialiste du comportement animal. Il fonctionne grâce à un radar qui calcule la vitesse du train et transmet l’information aux balises en amont. Le signal sonore, diffusé à la vitesse du convoi, précède ainsi son arrivée de quelques secondes cruciales. Les résultats sont probants. Sur ce tronçon de 5,5 kilomètres, autrefois le théâtre d’une dizaine de collisions annuelles principalement avec des sangliers, les heurts ont pratiquement cessé depuis son installation.
La problématique est d’ampleur. Les rencontres entre trains et animaux sauvages, particulièrement fréquentes à l’aube et au crépuscule, provoquent chaque année des centaines d’incidents. Ces accidents entraînent des vérifications techniques systématiques, des opérations de nettoyage des voies et, inévitablement, des retards en cascade. Le sanglier, dont la population a fortement augmenté sur le territoire, représente l’espèce la plus concernée. Sa présence massive près des infrastructures ferroviaires en fait un défi opérationnel majeur pour l’entreprise.
Consciente de l’enjeu, la SNCF a formalisé cette année une stratégie dédiée à la faune. Elle combine désormais des actions de régulation, menées en concertation avec les autorités et les fédérations de chasse, et le déploiement de solutions de dissuasion passive comme les effaroucheurs. L’approche est pragmatique et adaptée à chaque contexte local, car aucune mesure universelle n’existe.
Le coût de cette technologie, encore élevé, pourrait diminuer avec une production à plus grande échelle. La compagnie ferroviaire espère étendre le dispositif à d’autres zones sensibles de son réseau, y compris sur certaines lignes à grande vitesse, en s’appuyant sur des financements régionaux. Cette initiative illustre la recherche permanente d’équilibre entre la nécessaire fluidité du transport ferroviaire et la préservation de la biodiversité aux abords des voies.
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