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Culture

Culture – Le rêve de Jonas de Marlies van der Wel aux éditions Kaleidoscope : la sagesse vient au fil des ans !

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Tous les dimanches retrouvez Katia Panier pour sa chronique. Elle vous fait part de ses coups de coeur littéraires de la semaine. Chronique proposée par La Libraire Nomade.

C’est bientôt les fêtes de fin d’année et cet album est à offrir sans concession !!!

C’est l’histoire de Jonas qui rêve de vivre au milieu des poissons, dans la mer…

Nous le voyons grandir, construisant sans relâche des machines avec des débris ramassés sur la plage , il est la risée de tous car ses projets échouent systématiquement. Pendant ce temps,  la planète est mise en danger par les excès des hommes. Jonas a vieilli, pourra t’il être le survivant de ce monde perdu ?

Un formidable album pour apprendre aux petits et aux grands de croire en leurs rêves !

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Culture

Culture: Il y a 46 ans, les adieux de Paris à Joséphine Baker

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Mardi 15 avril 1975: Paris rend un dernier hommage à Joséphine Baker, décédée trois jours plus tôt à l’hôpital où une « cardiopathie sévère » compliquée d’une « atteinte neurologique grave » ont tragiquement précipité son « final ». Elle avait 68 ans.

« Elle s’est éteinte à l’aube (du 12 avril, ndlr), trois jours après avoir fêté ses noces d’or avec la scène dans le nouveau spectacle monté en son honneur au music-hall de Bobino », écrit alors l’AFP. Voici le récit des derniers adieux de l’artiste à Paris, racontés à partir de dépêches d’archives.

Pour la « Josephine Baker story », une revue consacrée à sa vie, « on n’a pas lésiné » sur les moyens: 15 décors, 40 costumes, 2.000 paires de chaussures, 40 danseurs pour un total de 3 millions de francs. « C’est le grand retour de Joséphine qui rajeunit Paris de 50 ans », titre la presse. Le président Valéry Giscard d’Estaing lui fait part de « la reconnaissance de la France dont le coeur a si souvent battu avec le vôtre ».

Elle ne s’était pas produite à Paris depuis 1959. « On ne peut pas finir sa carrière ailleurs! », disait-elle.

Mais lors du gala donné le 9 avril pour ses 50 années de scène, « son organisme n’a pas résisté à ces émotions et elle était frappée 24 heures plus tard de congestion cérébrale ».

« Elle est morte après avoir obtenu la plus grande récompense de sa carrière: son triomphe pour son gala de rentrée », confiait Line Renaud, restée à ses côtés jusqu’à sa mort. « Elle était au comble de la joie ».

« Bobino illuminé de tous ses feux »

En ce matin du 15 avril, le théâtre « Bobino est illuminé de tous ses feux. Plusieurs centaines d’amis inconnus – des gens âgés pour la plupart – émus, les yeux rougis, se sont regroupés là, dans la petite rue de la Gaîté. C’est peut-être ce matin devant le music-hall au fronton duquel brille encore en lettres immenses le nom de Joséphine, l’adieu le plus émouvant de Paris ».

Auparavant, dans la chapelle ardente dressée pendant deux jours à l’hôpital de la Salpêtrière, le personnel mais aussi des amis comme Tino Rossi ou Michel Simon lui avaient rendu un dernier hommage. Une immense croix de roses et lilas blancs reposait sur le cercueil d’acajou. Elle portait cette seule inscription: « Papa et les enfants ».

Deux immenses chars de fleurs précèdent le fourgon mortuaire dans lequel ont pris place deux enfants de Joséphine, son ex-mari Jo Bouillon et sa soeur Margarette.

De « véritables obsèques nationales »

Après un arrêt symbolique devant Bobino, le cortège arrive à midi devant l’église de la Madeleine dont les marches sont noires de monde. Plusieurs milliers de Parisiens attendent.

Quelques personnalités pénètrent dans l’église derrière le cercueil notamment la princesse Grace de Monaco, Sophia Loren et l’acteur Jean-Claude Brialy.

« Plus de 1.500 personnes prennent place dans l’église. Non seulement la grande nef mais les bas-côtés, les déambulatoires sont combles et pourtant des milliers d’admirateurs de la grande artiste ont dû rester durant tout l’office sur les marches de l’église et les trottoirs avoisinants ».

« Le catafalque, encadré d’une double haie de drapeaux tricolores auxquels a été ajouté un drapeau américain, disparaît sous les fleurs: immenses croix de roses blanches, couronnes de lilas, de roses roses, de lys, de delphiniums, d’orchidées, parmi lesquelles a été disposé un coussin portant les trois décorations de la croix de guerre et de la résistance de la défunte ».

Sous les projecteurs de la télévision et les flashes des photographes qui ont envahi jusqu’à la chaire, la messe est dite par le chanoine Thorel, curé de la paroisse.

« Paris a eu pour Joséphine un coup de coeur », déclare-t-il, évoquant « son aventure extraordinaire depuis sa naissance dans la misère, à St Louis dans le Missouri, jusqu’à son triomphe, il y a quelques jours » et rendant hommage au « courage qui la fit s’engager dans les forces françaises libres ».

« En sortant, le prêtre confie à un de ses co-célébrants: +C’étaient de véritables obsèques nationales. Les moeurs et l’Eglise ont changé depuis l’enterrement à la sauvette de Molière+ ».

C’est dans l’intimité qu’elle est enterrée quatre jours plus tard au cimetière de marin de Monaco.

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Culture

Culture: A New York, records battus aux enchères pour Pierre Soulages

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Des tableaux rares de la mexicaine Frida Kahlo et du français Pierre Soulages ont battu les records de ces artistes aux enchères chez Sotheby’s à New York, où ils ont été vendus mardi soir 34,9 millions et 20,2 millions de dollars.

Comme prévu, l’autoportrait de la légendaire peintre mexicaine « Diego y yo » (« Diego et moi », 1949), l’un de ceux où apparaît le visage de son époux Diego Rivera sur son front, a pulvérisé l’ancien record de Frida Kahlo (8 millions de dollars en 2016).

Sotheby’s a annoncé qu’il avait été acquis par la « collection Eduardo F. Costantini », du nom du chef d’entreprise et collectionneur argentin, fondateur du musée des arts latino américains (Malba) de Buenos Aires.

« Diego y yo » devient aussi l’œuvre d’art latino américaine la plus chère de l’histoire vendue aux enchères, le précédent record appartenant à un tableau de… Diego Rivera, « Los Rivales » (1931), vendu 9,76 millions de dollars par Christie’s en 2018.

L’huile sur masonite est emblématique des autoportraits au regard intense et énigmatique qui ont fait la célébrité dans le monde entier de la peintre mexicaine, icône du féminisme, décédée en 1954 à l’âge de 47 ans.

En rouge et noir

Mais sur celui-là, le visage de Diego Rivera apparaît sur le front de Frida, au-dessus de ses yeux noirs, d’où semblent s’échapper quelques larmes. Diego Rivera, qui s’était à l’époque rapproché de l’actrice mexicaine Maria Felix, est représenté lui avec un troisième oeil, signe des tourments qu’il cause à son épouse.

Le tableau de Pierre Soulages, qui avait passé plus de 30 ans dans une collection privée, correspond lui à la période rouge de l’artiste français centenaire, devenu célèbre pour son excellence dans la maîtrise du noir. Peint le 4 août 1961, ses effets de matière ont été obtenus grâce à la technique du raclage, qui permet de révéler les teintes rouges sous le noir, explique Sotheby’s.

Estimé entre 8 et 12 millions de dollars, il a été vendu à 20,2 millions de dollars après une bataille haletante entre plusieurs acquéreurs dans la salle d’enchères et au téléphone. Il dépasse largement le précédent record, atteint en 2019 (9,6 millions d’euros à Paris).

L’un des autres temps forts de la soirée a été la vente d’un tableau de l’impressionniste Claude Monet, Coin du bassin aux nymphéas (1918), pour 50,8 millions de dollars, loin toutefois de son record de 110,7 millions de dollars en 2019, toujours à New York.

Après plusieurs saisons en demi teinte à cause de la pandémie, les résultats des ventes d’automne 2021 de New York s’annoncent positifs, les maisons d’enchères assurant avoir retrouvé une offre suffisante pour satisfaire la demande restée vigoureuse.

Lundi, Sotheby’s avait battu son record historique pour une seule soirée d’enchères, en écoulant, pour 676 millions de dollars, 35 oeuvres de la très réputée collection d’art moderne et contemporain Macklowe.

De son côté, Christie’s a annoncé avoir réalisé pour 1,1 milliards de dollars la semaine dernière, contre 691 millions pour ces ventes de printemps et 683 millions pour celles de l’automne 2019, avant la pandémie.

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Culture – Furies de Julie Ruocco: La révélation

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Tous les dimanches retrouvez Katia Panier pour sa chronique. Elle vous fait part de ses coups de coeur littéraires de la semaine. Chronique proposée par La Libraire Nomade.

Julie Ruocco a 28 ans . Furies est son premier roman. Et quel roman !

Bérénice, jeune étudiante en archéologie, trafique avec son tonton des œuvres d’arts, bijoux, et autres produits à l’international. Son prochain voyage, c’est la Syrie, où déguisée en étudiante, elle doit ramener parures et bijoux sortis des ruines de Palmyre.

Un attentat pendant la remise du trésor va tout changer. Bérénice va affronter la guerre, ses propres démons et les fantômes de son passé.

Sa route va croiser celle d’Asim, ancien pompier devenu fossoyeur dans les ruines d’une Syrie défigurée. Mais aussi les femmes combattantes de Rojava. Et Taym, lumineuse Taym qui va changer le cours de son existence.

L’écriture est juste extraordinaire de précision. C’est un livre engagé. Un livre qui dénonce. Je suis sortie bouleversée par la lecture de ce texte lumineux.

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