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Culture

Culture : Katia Panier « La bande dessinée reste pour moi un art majeur, un art à part »

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Tous les dimanches retrouvez Katia Panier pour sa chronique. Elle vous fait part de ses coups de coeur littéraires de la semaine. Chronique proposée par La Libraire Nomade.

Aujourd’hui, je vous propose des bulles !!!! La bande dessinée reste pour moi un art majeur, un art à part … A travers le dessin, juste le dessin, on peut avoir un vrai voyage, une histoire fabuleuse !

C’est le cas par exemple avec la bande dessinée de Christophe Chabouté : « Tout seul » aux éditions Vents d’’Ouest : Pas de texte , juste la force du dessin et tous les sentiments se chevauchent, s’enlacent et nous bouleversent.

Dans les deux bandes dessinées suivantes : deux parcours de vie : des écorchés, des chroniques sociales comme j’aime. La magie du dessin, les personnages sont déjà réels , nous avons la chance de pouvoir les voir …. ( Dans les romans, on se les imagine …. La couleur des cheveux, la forme d’un menton…)

Allez !!!Je vous emmène au cinéma !!! Laissez-vous faire !!!!

« Impact » de Gilles Rochier et Deloupy aux éditions Casterman : Le destin

Deux vies en parrallèle : Dany, 40 ans, va chez un psy pour cracher un secret ; Jean vit dans son Ephad et se confit à son copain de clope en douce. Remarquable !!! C’est encore mieux qu’au cinéma !!!

« Ceux qui brûlent » de Nicolas Dehghani aux éditions Sarbacane : Le duo improbable

Alex est une jeune policière. On lui offre un binôme : Pouilloux, le boulet de service . Ils vont devoir résoudre un meurtre à l’acide . Trop gros pour eux . Deux personnalités fragiles face à la cruauté du monde . Ce n’est pas forcément le plus fort qui gagne .

La force du crayonné pour décrire les émotions, dans ces bandes dessinées , vous avez l’âme des auteurs. Régalez-vous !

 

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Culture

Broadway attend l’automne, mais la plus ancienne pièce de New York déjà de retour

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Charles Geyer et Catherine Russell durant une représentation de la pièce "Perfect Crime" à New York, le 27 avril 2021 ©Angela Weiss

A l’affiche depuis 1987, la doyenne des pièces de New York, « Perfect Crime », est déjà de retour sur les planches, devançant Broadway qui attendra septembre. Elle le doit à l’énergie de Catherine Russell, qui a joué plus de 13.500 fois le même rôle et porte son théâtre à bout de bras.

« Je suis très déterminée et quand les gens me disent: tu ne peux pas faire ça. Je leur réponds, +Va te faire voir. Regarde-moi faire+. »

Actrice principale de « Perfect Crime » (crime parfait), mais aussi gérante du Theater Center où se joue la pièce, physique sec, longs cheveux blonds, Catherine Russell, 65 ans, est « une dynamo », comme la décrit Charles Geyer, qui partage la scène avec elle. « Je peux faire 180 pompes d’affilée », lance-t-elle.

Lorsqu’il a fallu suspendre les représentations pour cause de pandémie, en mars 2020, la comédienne à tout faire n’a pas eu d’états d’âme. Elle s’est occupée à repeindre le théâtre, réparer quelques fauteuils et acheter un système de ventilation « Covid-compatible ».

Mais « quand j’ai vu que les bowlings rouvraient (fin août), je me suis dit: c’est dingue ». Ni une, ni deux, elle a assigné la ville de New York en justice pour obtenir la réouverture des théâtres. Le gouverneur a, depuis début mars, autorisé une réouverture à 25% de capacité, puis 33%, mais Catherine Russell poursuit son action pour obtenir au moins 50%.

Le 9 avril, elle a rouvert le Theater Center, avec de premières représentations d’une comédie musicale inspirée par la série « The Office », puis la reprise de « Perfect Crime », qu’elle a joué le 17 avril pour la 13.524e fois, record du monde.

« Beaucoup de gens ne se sentaient pas prêts » tant à Broadway qu’off-Broadway, le circuit des théâtres de petite jauge, explique Catherine Russell. « Mais je pensais que nous étions prêts. (…) Je ne crois pas que je sois une éclaireuse. Peut-être simplement que j’ai un peu moins peur que d’autres, mais j’ai aussi moins à perdre. Je suis un petit spectacle du off-Broadway. »

« On perd de l’argent », reconnaît la sexagénaire, et même un passage à 50% de jauge ne suffirait peut-être pas à atteindre l’équilibre, une équation qui a dissuadé Broadway de rouvrir ses portes dans l’immédiat. « Mais on est déterminés et je veux le faire pour le principe. »

« Au-delà d’une simple soirée »

Le Theater Center a obtenu le feu vert du principal syndicat du spectacle vivant, l’Actors’ Equity, moyennant l’obligation de vaccination pour l’ensemble de l’équipe, qui doit aussi se faire tester tous les soirs avant le spectacle.

Les spectateurs, eux, sont au rendez-vous et la salle affiche complet, soit 66 personnes contre 200 en configuration normale, selon le producteur, Armand Hyatt.

Susan Jacknowitz, 75 ans, a fait le déplacement de Caroline du Nord pour voir la pièce avec son amie new-yorkaise, Linda Schiffer. « Quand elle m’a envoyé un message pour me dire qu’elle avait eu des places de théâtre, je n’y croyais pas. J’étais tellement contente. »

Pour « Perfect Crime », énigme policière classique matinée d’un soupçon de psychologie, la période actuelle est l’occasion d’un peu de publicité gratuite, alors que la pièce est habituellement noyée dans l’offre pléthorique de Broadway.

Fan de théâtre, Jessica Bloom était déjà passée des dizaines de fois devant le Theater Center, tout près de Times Square, mais ne s’était jamais arrêtée.

« Je veux voir le premier truc qui me permettra d’entrer dans un théâtre, même si je ne sais même pas de quoi ça parle », dit-elle.

L’acteur Charles Geyer se souvient lui d’une première « fantastique », « parce que nous savions que les gens qui étaient dans la salle étaient un peu des pionniers ».

L’impression ne l’a pas quitté lors des représentations suivantes. « On a le sentiment de former un groupe », avec comédiens et spectateurs. « Cela va au-delà d’une simple soirée au théâtre. »

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Bassin de Thau

Sète : L’effervescence culturelle de K-LIVE animera la ville début juin

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K-Live

Bien que l’édition 2020 ait dû être adaptée à cause des restrictions sanitaires, cette année, K-Live devrait connaître un retour à la normale. Le festival se déroulera du mercredi 2 au dimanche 6 juin 2021 à Sète.

Pour sa 14ème édition, qui se tiendra du 2 au 6 juin 2021, le festival accueillera une multitude d’artistes divers et variés. Cette année, K-Live célébrera le Centenaire Brassens. Sur ces 4 jours, les street artistes Manolo Mesa et Tony Bosc seront respectivement présents impasse Parmentier et rue du Passage (Pointe Courte).

Le 2 juin, un atelier street art pour les 5-10 ans se tiendra place Seincholle. En même temps, le groupe de hip-hop montpelliérain Bois Vert et l’artiste Enaer présenteront une performance graphique et sonore, « La liberté du langage », dans le cadre du Centenaire Brassens.

Le 4 juin, marquera l’inauguration des peintures murales du MaCO 2021.

La programmation pour le 5 juin est abondante. Tout se déroule sur le bateau Le Roquerols situé au quai d’Alger. D’abord, le K-Live Talk. Karen Brunel-Lafargue, chercheuse, rédactrice traductrice et designer sera invitée pour discuter de la thématique suivante : l’art urbain, une tribune libre ? Ensuite, le K-Live Exquis rassemblera les artistes Bault et André Cervera. Ils s’adonneront à une peinture murale sans concertation préalable pendant que le duo albanais Derinëgolem performera. Enfin, le K-Live Klub clôturera le festival. Le projet Centenaire Brassens « La liberté est un langage » sera projeté et le rappeur Sétois Dab Rozer donnera un concert.

K-Live est un festival qui mêle arts urbains, arts plastiques et musiques actuelles

K-Live a vu le jour en 2008. Festival très novateur pour son temps, il a engendré la démocratisation de l’art urbain. De l’Urban Art Jungle à Lyon au Street Art Fest à Grenoble, en passant par Just Do Paint à Saint-Brieuc, … Nombre de festivals similaires ont vu le jour.

K-Live soutient la création artistique urbaine contemporaine. Aussi, le festival et le MaCO jouent une fonction sociale. En effet, les œuvres street art favorisent les rencontres et les dialogues entre les habitants. En outre, elles peuvent retracer l’histoire de certains lieux.

Chaque année, les artistes invités par l’équipe du K-Live laissent leurs traces sur les murs de la ville. M. Chat, MonkeyBird, Ememem, Seth, C215, SatOne, Kashink, Romain Froquet, et bien d’autres, ont participé à la création du MaCO de Sète. Il est composé d’une quarantaine d’œuvres qui embellissent le quotidien urbain de la ville. Il se visite toute l’année, une carte qui répertorie les œuvres est disponible sur Google Map. Des visites guidées sont possibles, sur réservation au 04 99 04 71 71. Pendant le festival, elles sont gratuites. Elles auront lieu les 3 et 4 juin à 17H30 et les 5 et 6 juin à 10H.

 

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Culture

Les grandes chansons francophones : Le condamné à mort par Hélène Martin

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Le condamné à mort est un poème écrit en 1942 par Jean Genet (1910-1986), alors qu’il était interné à la prison de Fresnes pour vols.  Le poète a composé ces vers en réaction à un prix obtenu par un autre prisonnier, pour un poème qu’il jugeait facile et conventionnel. Il écrit alors le Condamné à mort, qu’il dédie à un jeune assassin, Maurice Pilorge, personnage qui le fascine et qui est l’objet des fantasmes décrits. Genet y brosse les thèmes de l’amour entre prisonniers, de son admiration pour ce voyou, du peu de valeur de la vie pour un être d’exception qu’est, selon lui, Pilorge, et de son homosexualité.  Maurice Pilorge (19 mai 1914-4 février 1939. Il a 24 ans)  Guillotiné à Rennes pour avoir tué son complice de nombreux vols et- qui est son amant. Il a inspiré Jean Genet pour la rédaction de son poème Le Condamné à mort en 1942.

Hélène Martin, amie d’Aragon et chanteuse des poètes, s’est éteinte à 92 ans Le 21 février 2021 à l’âge de 92 ans.

Méconnue du grand public, l’artiste « perfectionniste » laisse derrière elle de sublimes interprétations.  Ses proches nous parlent d’elle avec une forte émotion teintée d’une immense admiration. La chanteuse, auteure-compositrice et poète Hélène Martin, qui a mis en musique les textes de célèbres poètes et amis, dont Louis Aragon et Jean Giono. Hélène Martin est née le 10 décembre 1928 à Paris, où elle se lance dans la chanson dans les cabarets parisiens. Au début des années 60, elle a l’idée de mettre en musique des poètes en adaptant des œuvres de Jean Genet, dont Le Condamné à mort. Il l’encourage alors dans cette voie. Sa voix chaude d’alto séduit rapidement le public.

Hélène Martin poursuit sa carrière d’artiste en chantant les textes de nombreux poètes, dont René Char, Pablo Neruda, Jean Giono, et surtout Louis Aragon. « Hélène chantait à l’époque au Petit Pont et à l’Écluse. Aragon et Elsa venaient les écouter régulièrement, je pense que c’est comme ça qu’ils sont entrés en contact, ils ont travaillé ensemble pendant de longues années », témoigne Brigitte de Saint-Martin, sa collaboratrice: « Hélène prenait parfois des pages en prose d’Aragon pour les mettre en chanson. Leur relation a été très respectueuse et intime. Aragon aimait beaucoup Hélène, c’était fructueux : Aragon aimait être mis en musique, contrairement à d’autres poètes. »

Jean Cohen Solal, compositeur, lui a tenu la main, la veille de sa mort. « Je ne l’avais pas vue depuis quelques mois. Je l’ai trouvé diminué et mourante, elle me disait qu’elle était morte », confie-t-il, la voix un peu tremblante. « Elle était consciente de ce chemin inéluctable. »

Primée 3 fois par l’Académie Charles Cros, par l’Académie du Disque français, et par la Sacem, Hélène Martin avait aussi été nommée Officière de l’Ordre des Arts et Lettres. À la tête de sa propre maison de production, elle a également interprété ses propres poèmes et parmi ses multiples albums, avait signé Liberté Femme, inspirée par ses engagements féministes.

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