Monde
Cuba accuse Washington d' »ingérence » dans le mouvement des artistes
Le ministère cubain des Affaires étrangères a accusé le chargé d’affaires américain à Cuba, Timothy Zuñiga-Brown, d' »ingérence flagrante et provocante » dans le mouvement du collectif d’artistes réclamant le droit à la liberté d’expression, le Mouvement San Isidro.
Le chef du département des Etats-Unis au sein du ministère, Carlos Fernandez de Cossio, a convoqué M. Zuñiga-Brown pour lui signifier que « Cuba n’autorise ni les Etats-Unis ni aucun autre Etat à s’ingérer dans les affaires intérieures du pays », relate un communiqué du ministère.
Le ministère des Affaires étrangères accuse Timothy Zuñiga-Brown d’avoir rendu visite plusieurs fois au Mouvement San Isidro et d’avoir transporté et soutenu personnellement des personnes qui enfreignaient les règles sanitaires.
De tels agissements constituent « de graves violations de ses fonctions de diplomate et de chef de mission, une ingérence flagrante et provocante dans les affaires politiques internes de Cuba », a-t-il ajouté.
Cuba « est pleinement conscient de l’implication du gouvernement américain dans le financement, l’orientation et l’incitation de groupes et d’individus à Cuba à contester l’autorité du gouvernement, à la fois par des moyens pacifiques et violents », a encore dénoncé le ministère des Affaires étrangères.
Les 14 artistes du Mouvement San Isidro ont protesté pendant dix jours dans une maison du centre de La Havane pour exiger la libération d’un des leurs, le rappeur Denis Solis, arrêté le 9 novembre et condamné à huit mois de prison pour « outrage » à l’autorité.
« Voie de dialogue »
Ils en ont été violemment expulsés par les forces de l’ordre jeudi.
Pour justifier leur intervention, les autorités ont allégué un danger de propagation de l’épidémie de Covid-19, car un journaliste et écrivain cubain, Carlos Manuel Alvarez, collaborateur du Washington Post et du New York Times, aurait enfreint les protocoles sanitaires en se joignant aux membres du collectif.
Vendredi soir, quelque 200 artistes se sont rassemblés pendant des heures face au ministère de la Culture pour appeler à plus de liberté d’expression, et une délégation d’entre eux a fini par être reçue par le vice-ministre, Fernando Rojas.
Cette réunion a duré cinq heures. « Ç’a été une discussion difficile sur tous les thèmes », a commenté à la sortie l’artiste plasticienne Tania Brugueras, mais qui a permis « l’ouverture d’une voie de dialogue », avec notamment une rencontre prévue avec le ministre Alpidio Alonso la semaine prochaine.
Fernando Rojas a livré samedi son point de vue sur la rencontre, à la télévision publique: « Nous avons reçu des critiques de la part des participants, nous nous sommes critiqués les uns les autres et je pense qu’un environnement constructif a été créé, bien sûr dans des circonstances très difficiles ».
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