Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Crise politique à Madagascar, le chef de l’État en fuite

Article

le

Le président malgache Andry Rajoelina aurait quitté son pays dans des conditions troubles, tandis que Paris exprime son inquiétude face à la dégradation de la situation institutionnelle.

Les dernières heures ont été marquées par des développements inquiétants dans la capitale malgache, où l’absence du président Andry Rajoelina alimente toutes les spéculations. Selon plusieurs sources concordantes, le chef de l’État aurait quitté le territoire national à bord d’un appareil militaire français, avec pour première escale l’île de La Réunion avant de se diriger vers une destination non révélée en compagnie des membres de sa famille. Ces informations n’ont reçu aucune confirmation officielle de la part des autorités françaises, qui se refusent à tout commentaire précis sur le sujet.

Depuis l’Égypte où il participait à une rencontre internationale, le président français a fait part de sa vive préoccupation concernant l’évolution de la situation politique malgache. Sans évoquer directement les circonstances du départ supposé du président Rajoelina, il a insisté sur la nécessité impérative de préserver l’ordre constitutionnel et la continuité des institutions. Le chef de l’État français a également réaffirmé les liens d’amitié unissant Paris au peuple malgache, tout en mettant en garde contre toute tentative de déstabilisation extérieure ou de récupération par des factions militaires.

La crise actuelle trouve son origine dans des mouvements de protestation populaires déclenchés par des pénuries récurrentes d’eau et d’électricité, avant de s’élargir à une contestation plus globale du pouvoir en place. La situation s’est considérablement aggravée avec le ralliement de certaines unités militaires aux manifestants, créant un vide institutionnel dont les conséquences restent imprévisibles. Le report à plusieurs reprises de l’intervention télévisée tant attendue du président Rajoelina n’a fait qu’accroître l’incertitude et les tensions dans le pays.

Les récentes manifestations ont donné lieu à des affrontements ayant causé plusieurs dizaines de victimes, bien que les bilans divergent sensiblement selon les sources. Le pouvoir en place évoque principalement des troubles à l’ordre public, tandis que les observateurs internationaux pointent une répression disproportionnée des mouvements de contestation. Dans ce contexte particulièrement volatile, la communauté internationale observe avec attention l’évolution d’une crise qui menace la stabilité de toute la région.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus