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Covid: toujours la vigilance sous la menace des variants

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La France était toujours entre « sursis » et « vigilance armée » lundi face à l’épidémie de Covid, confrontée à la progression des variants du virus qui frappent la région de Dunkerque (Nord) ou la Moselle, un an après le premier décès enregistré dans le pays.

Pour l’heure, le pari de l’exécutif d’éviter un reconfinement général du pays semble tenir. Nouvelles hospitalisations et entrées en réanimation de malades du Covid-19 ont continué de reculer au cours des dernières 24 heures, même si la circulation du virus ne ralentit pas, selon Santé publique France dimanche.

Le nombre de malades en réa, passé vendredi pour la première fois en cinq jours sous la barre des 3.300, était stable dimanche (3.299). Au cours des précédentes vagues, ils avaient été jusqu’à 7.000 au printemps, 4.900 à l’automne.

« Le nombre de cas est relativement stable, voire en très légère baisse, » mais les variants incitent à « une vigilance armée », a résumé lundi sur RTL Didier Pittet, infectiologue et épidémiologiste aux Hôpitaux universitaires de Genève, président de la Mission indépendante d’évaluation de la gestion de l’épidémie de Covid-19 en France.

Pour ce spécialiste, la situation du pays s’apparente aujourd’hui à « un sursis lié à la présence de ces variants », et il ne faut pas exclure des « mesures locales qui peuvent être le confinement, par quartier, ville, région ».

Incompréhension

Mais alors que la majorité des élèves du pays sont désormais en vacances d’hiver, les autorités ont choisi de temporiser sur ce dernier point: pas de reconfinement local ni de fermeture d’écoles dans le dunkerquois ou en Moselle, régions qui font partie de la dernière des trois zones scolaires pas encore en vacances d’hiver.

Le maire (DVG) de Dunkerque, Patrice Vergriete, qui avait demandé avec ses collègues de la communauté urbaine la fermeture des collèges et lycées une semaine avant les vacances, face à la circulation qui s’accélère du variant anglais, a dénoncé lundi sur France Bleu Nord des mesures « déconnectées », disant comprendre « l’incompréhension de la population ».

Pas de nouvelles restrictions non plus en Moselle, où c’est le variant sud-africain qui inquiète, mais un renforcement de la vaccination et une « intensification » des tests, annoncés vendredi par le ministre de la Santé Olivier Véran.

Le « monsieur vaccin » nommé par le gouvernement, Alain Fischer, a estimé lundi sur BFMTV qu’il fallait notamment dans ce département « accélérer l’acquisition de l’immunité », surtout pour les personnels de santé, estimant qu’il pourrait s’agir de vacciner « 10.000 personnes en plus en Moselle ».

Au niveau national, 2,9 millions de personnes avaient été vaccinées dimanche, dont près de 650.000 ont reçu leurs deux doses.

Amplifier la vaccination

Et le Pr Fischer a réitéré que « la priorité évidente est de vacciner les personnes à risque », ce qui « représente 17 à 20 millions de personnes avant l’été ». Puis, si les livraisons de vaccin se déroulent comme prévu, il sera possible de « vacciner de façon très très importante le reste de la population cet été ».

A plus brève échéance, le vaccin AstraZeneca, à la manipulation moins contraignante et déjà utilisé pour les soignants, « permettra d’amplifier la vaccination » à partir de fin février, a-t-il encore dit. Il sera alors utilisé par les généralistes, « qui savent comment prioriser parmi leurs patients » ceux qui ont le plus besoin d’être vaccinés, et les pharmaciens.

Et de rappeler les objectifs de la campagne: « sauver des vies » et « arriver à une situation où le virus circule moins et ou on pourra lever les mesures barrières ».

Pour l’heure le bilan depuis l’apparition de l’épidémie en France est très lourd: 81.814 morts, comptabilisés en un an très exactement. Le premier cas mortel de Covid-19 a en effet été enregistré dans le pays le 15 février 2020. Un touriste chinois âgé de 80 ans, décédé à l’hôpital parisien Bichat et originaire de la province du Hubei, où les premiers cas d’un nouveau coronavirus encore mal connu étaient apparus quelques semaines auparavant.

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Covid-19 : ce nouveau variant pourrait menacer les fêtes de Noël

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Covid-19 : ce nouveau variant pourrait menacer les fêtes de Noël

L’augmentation des cas relancée par cette nouvelle souche du virus selon les autorités sanitaires.

Un nouveau variant du Covid-19, baptisé JN.1 et appartenant à la même famille que l’Omicron, vient de faire son apparition en France, suscitant des inquiétudes à seulement trois semaines des festivités de Noël. Cette annonce relance l’attention des autorités sanitaires sur la situation épidémiologique du pays, à l’approche de la période festive.

Dans le dernier bulletin d’informations de Santé Publique France, une « poursuite de l’augmentation de la majorité des indicateurs » a été notée. Les prélèvements dans les eaux usées, réalisés dans douze stations à travers le pays, ont révélé une « forte augmentation (+24%) de la détection du SARS-CoV-2 » lors de la semaine du 27 novembre, indiquant ainsi une « circulation active du virus dans l’Hexagone ». De plus, dans les laboratoires, le taux de positivité a grimpé à 27,1%, soit une hausse de 2,8 points par rapport à la semaine précédente.

L’infectiologue Bruno Lina a partagé avec nos confrères son observation selon laquelle « ce lignage est en train de remplacer tous les autres, de façon lente mais durable. On a 50% des virus détectés en France qui appartiennent à ce lignage ». Bien que ce nouveau variant ne soit pas réputé plus dangereux que ses prédécesseurs, il est « très probablement responsable de l’augmentation des cas », a-t-il affirmé.

Cette résurgence du Covid-19 survient en pleine saison des maladies respiratoires, le SARS-CoV-2 se classant désormais comme le deuxième virus le plus détecté en France, devançant le VRS (virus de la bronchiolite) et se plaçant derrière les rhinovirus. Par ailleurs, quatre régions françaises ont récemment basculé en phase pré-épidémique de grippe : la Bourgogne-Franche-Comté, le Centre-Val de Loire, le Grand-Est et la Guyane.

Pour prévenir la propagation du virus avant les fêtes, il est recommandé de réinstaurer les pratiques des gestes barrières, qui sont efficaces non seulement contre le Covid-19, mais également contre d’autres maladies respiratoires. Il est conseillé de porter un masque en cas de symptômes ou en présence de personnes vulnérables, de se laver régulièrement les mains, et d’aérer les espaces clos pendant au moins cinq minutes pour éviter une exposition prolongée au froid.

Bruno Lina a également souligné l’importance de la vaccination contre le Covid-19, expliquant que « la vaccination protège à la fois collectivement et individuellement en réduisant le risque d’infection et en atténuant les symptômes en cas d’infection ». Il a ajouté que le vaccin a été adapté pour répondre au variant XBB 1.5, étroitement lié au JN.1, et que les essais ont confirmé son efficacité contre le JN.1 ainsi que contre l’autre variant prédominant, l’EG.5, en décroissance.

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Covid-19 : 72 personnes indemnisées pour des effets secondaires

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Covid-19 : 72 personnes indemnisées pour des effets secondaires

La plupart des indemnisations sont liées à des cas de myocardites et de péricardites post-vaccination, selon un rapport présenté au Sénat.

L’organisme national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) a déclaré que 72 personnes ont été indemnisées pour les effets secondaires de la vaccination contre le COVID-19, principalement pour des cas de myocardites et de péricardites. Ces informations ont été dévoilées ce mercredi au Sénat, deux ans après le début de la campagne de vaccination.

Au 30 juin, l’Oniam a tranché sur le droit à l’indemnisation dans 241 dossiers de troubles post-vaccination, dont 30% ont abouti à une indemnisation, a expliqué François Toujas, candidat à la présidence de l’Oniam, devant la commission des Affaires sociales du Sénat.

Le nombre total de demandes d’indemnisation amiable pour des problèmes de santé post-vaccination s’élève à 1.020, dont 768 sont toujours en cours d’examen. Ces demandes concernent majoritairement le vaccin Pfizer, suivi des vaccins Moderna, AstraZeneca, et Janssen.

Les demandes d’indemnisation les plus courantes concernent les inflammations du cœur (211 dossiers), les troubles neurologiques (196 dossiers), les AVC/thromboses/embolies pulmonaires (129 dossiers), les troubles articulaires (91 dossiers), les troubles auditifs (67 dossiers) et les troubles dermatologiques (31 dossiers). Selon François Toujas, ces dossiers seront un sujet majeur pour l’Oniam dans les années à venir.

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Le COVID-19 n’est plus une urgence sanitaire mondiale d’après l’OMS

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Le COVID-19 n'est plus une urgence sanitaire mondiale d'après l'OMS

Le patron de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a estimé ce vendredi 5 mai que le coronavirus «n’est plus une urgence sanitaire de portée internationale».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré la fin de l’état d’urgence sanitaire de portée internationale lié au Covid-19, le vendredi 5 mai. Cette annonce met fin à plus de trois ans de niveau maximal d’alerte mondiale face à la menace sanitaire que représentait le virus. Cependant, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a précisé que le virus n’est pas éradiqué et reste une menace pour la santé publique mondiale.

Dr Tedros a souligné qu’il y a encore des millions de personnes infectées ou réinfectées par le SARS-CoV-2 et que des milliers de personnes en meurent chaque semaine. Il a averti que le virus est là pour durer et qu’il continue de tuer. Même si la levée de l’état d’urgence sanitaire de portée internationale est une étape importante dans la lutte contre le Covid-19, il est important de rester vigilant face à la propagation du virus.

Cette annonce intervient plus de trois ans après que l’OMS ait décrété un état d’urgence sanitaire mondial face à un mystérieux virus apparu en Chine et s’étant rapidement propagé à travers le monde, semant le chaos et faisant des millions de morts. Les gouvernements et les organisations internationales ont travaillé ensemble pour faire face à cette crise sanitaire sans précédent, en développant des vaccins efficaces et en mettant en place des mesures de prévention et de contrôle.

L’OMS a appelé les gouvernements du monde entier à continuer à prendre des mesures pour lutter contre la propagation du virus, notamment en mettant en œuvre des campagnes de vaccination, en renforçant les systèmes de santé et en encourageant la distanciation sociale et le port de masques. Bien que la fin de l’état d’urgence sanitaire mondial soit une étape importante, la lutte contre le Covid-19 continue.

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