Monde
Course effrénée pour la direction de l’Unesco
La bataille diplomatique s’intensifie entre le Congo et l’Égypte à l’approche du scrutin décisif du Conseil exécutif, où le favori égyptien voit sa position contestée par une offensive congolaise tous azimuts.
Le diplomate congolais Firmin Edouard Matoko multiplie les déplacements et les rencontres dans une ultime tentative pour inverser les pronostics face au candidat égyptien Khaled El-Enany. Du siège parisien de l’organisation aux capitales mondiales en passant par New York, l’ensemble des réseaux diplomatiques sont mobilisés dans cette compétition pour succéder à la Française Audrey Azoulay.
Le vote du Conseil exécutif prévu le 6 octobre représente une étape déterminante, puisque sa recommandation s’est toujours imposée lors de l’élection finale du 6 novembre à Samarcande. La règle non écrite veut qu’un candidat non désigné par cette instance doive renoncer à ses ambitions. Firmin Edouard Matoko, sous-directeur général chargé des relations extérieures depuis 1990, résume l’enjeu avec franchise.
La course oppose désormais deux hommes après le retrait de la Mexicaine Gabriela Ramos en août. Khaled El-Enany, égyptologue et ancien ministre, candidat depuis avril 2023, bénéficie d’une position avantageuse face à son concurrent congolais entré en lice tardivement. Plusieurs observateurs considèrent même que l’issue ne fait guère de doute, soulignant la performance supérieure de l’Égyptien lors des auditions devant le Conseil exécutif.
Pourtant, la République du Congo a engagé l’ensemble de son appareil diplomatique sous l’impulsion personnelle du président Denis Sassou Nguesso. Au moins trois membres du gouvernement, dont son fils Denis Christel Sassou Nguesso, ont sillonné l’Asie, l’Amérique du Sud, les Caraïbes et le Golfe pour défendre la candidature nationale. Le représentant congolais affirme que de nombreux pays africains, qui disposent de treize sièges au Conseil exécutif, auraient rallié sa cause.
La stratégie égyptienne mise quant à elle sur un réseau de soutiens officiels comprenant la Ligue arabe et plusieurs nations influentes comme l’Espagne, la France, l’Allemagne ou le Brésil. L’équipe d’El-Enany se montre sereine, évoquant plus de quatre cents rencontres dans soixante-cinq pays durant trente mois de campagne. Le candidat égyptien met en avant l’argument d’une rotation régionale, soulignant qu’aucun représentant du monde arabe n’a jamais dirigé l’institution.
Les partisans de Matoko estiment pour leur part que son expérience de trois décennies au sein de l’organisation constitue un atout décisif. Ils soulignent également que sa neutralité géopolitique pourrait mieux servir l’institution dans un contexte international marqué par les tensions. Les deux camps poursuivent leurs efforts jusqu’aux ultimes moments, conscient que chaque voix comptera dans ce scrutin qui s’annonce serré.
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