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Coupe d’automne des nations: les jeunes Bleus échouent d’un rien

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Aussi rajeuni qu’inexpérimenté, le XV de France a longtemps fait trembler les vice-champions du monde anglais (22-19) à Twickenham avant de chuter en prolongation, dimanche, en finale de la Coupe d’automne des nations.

Au terme d’un match intense et tendu, le XV de la Rose s’est imposé grâce à une pénalité d’Owen Farrell dans la deuxième période de la prolongation. Dominés, les Anglais avaient déjà égalisé à la dernière minute par un essai de Luke Cowan Dickie, transformé par Farrell (79e).

Les Bleus ne finissent donc pas 2020 comme ils l’avaient commencé, en s’offrant le XV de la Rose, mais ils ont frôlé l’exploit. Ils terminent deuxièmes de cette Coupe d’automne des nations, derrière les Anglais, comme dans le Tournoi des six nations 2020.

Un essai de Brice Dulin (15e), son premier en Bleu depuis mars 2017, en première période et une performance parfaite au pied de Matthieu Jalibert (huit points) ont permis aux Français de boucler une année quasi-parfaite (sept victoires), seulement gâchée par le faux pas face à l’Écosse (défaite 28-17).

La victoire aurait été d’autant plus belle qu’elle serait intervenue avec une équipe fortement remaniée en raison du compromis entre les deux instances du rugby français, la LNR et la FFR, qui a limité les feuilles de matches à trois pour les internationaux.

Cette fois, pas de Charles Ollivon, Antoine Dupont, Romain Ntamack ou Virimi Vakatawa mais plutôt Selevasio Tolofua (23 ans, 1 sélection), Baptiste Couilloud (23 ans, 5 sélections), Mathieu Jalibert (22 ans, 8 sélections) ou Yoram Moefana (20 ans, 2 sélections).

Au total, au coup d’envoi, le XV de départ de ces Bleus ne totalisait que 68 sélections, dont trente pour le seul Brice Dulin, face aux 772 capes anglaises, dont 103 pour Ben Youngs.

L’ouvreur George Ford (71 sélections) ou le centre Owen Farrell (87 sélections) comptaient ainsi, chacun, plus d’expérience internationale que toute l’équipe de France.

Heureusement pour Fabien Galthié et sa ‘bleusaille’, les chiffres ne suffisent pas pour gagner un match. Car ces jeunes Bleus n’ont pas eu froid aux yeux, bien décidés à faire taire la presse anglaise, qui évoquait « une farce » et une « équipe désespérément appauvrie » pour le Crunch final de l’automne.

XV de farce devenu XV de force

Le manager du XV de France Raphaël Ibanez l’avait promis dans la semaine: « On ne va pas se laisser faire », avait ainsi assuré l’ancien talonneur international (98 sélections entre 1996 et 2007).

Il a été visiblement entendu, notamment en fin de première période où les Bleus n’ont pas plié devant la pression anglaise, au terme d’une séquence défensive étouffante.

Ils ont certes été aidés par les quatre pénalités ratées d’Owen Farrell, une rareté, mais ils ont surtout fait preuve d’un courage admirable pour faire déjouer les vice-champions du monde.

Douze joueurs présents au coup d’envoi à Twickenham l’étaient déjà à Tokyo, en finale du Mondial-2019, perdue devant l’Afrique du Sud (32-12).

Peu importe, l’expérience n’a pas beaucoup pesé face à la vaillante jeunesse française, survoltée et portée par la génération championne du monde U20 en 2018 et 2019.

Hassane Kolingar (7 plaquages), Killian Geraci (11 plaquages) ou Cameron Woki (8 plaquages, un ballon volé en touche) ont joué leur rôle, faisant trembler les hommes d’Eddie Jones.

Car ce XV de France-là a été impressionnant dimanche, devant 2.000 spectateurs présents à Twickenham. Impressionnant de solidité et de courage. Impressionnant de solidarité et d’abnégation. A l’image d’Anthony Jelonch, habituel troisième ligne de Castres, qui a su élever son niveau avec 17 plaquages.

Ça n’a pourtant pas été suffisant face à des Anglais rompus aux joutes du plus haut niveau. Pragmatiques, les locaux ont grappillé leur retard pour aller chercher la victoire après près de 100 minutes de combat.

Avec une moyenne d’âge de 24 ans et cinq petites sélections au coup d’envoi, ces Bleus un peu verts ont certes chuté mais ils démontré que l’avenir était rose.

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Open d’Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

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Open d'Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

Le Serbe de 35 ans a battu en finale à Melbourne le Grec Stefanos Tsitsipas 6-3, 7-6 (7/4), 7-6 (7/5).

Novak Djokovic s’est offert un dixième sacre à Melbourne en dominant, en 2h56 de jeu, Stefanos Tsitsipas (6-3, 7-6, 7-6), dimanche 29 janvier. Avec ce dixième succès à Melbourne en autant de finales, le Serbe égale le record de 22 titres en Grand Chelem de Rafael Nadal. Dans le même temps, « Nole », 35 ans, récupère la place de numéro 1 mondial, qu’il n’avait plus occupée depuis juin 2022.

Le Grec, qui aussi avait la possibilité d’occuper cette première place en cas de victoire, grimpe d’une place du classement ATP (3e). Tsitsipas, qui disputait sa deuxième finale en Grand Chelem, tenait à prendre sa revanche face au Serbe, qu’il l’avait déjà battu en finale de Roland-Garros en 2021. Mais le Grec a de nouveau dû rendre les armes, cette fois en trois sets. À 24 ans et auteur d’un formidable parcours à Melbourne, Stefanos Tsitsipas aura probablement, d’autres occasions de disputer une finale de Grand Chelem.

A 35 ans, il reste à Novak Djokovic « sans aucun doute deux, trois ans » pour amasser encore des titres du Grand Chelem, a estimé son entraineur.

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Open d’Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

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Open d'Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

Aryna Sabalenka a remporté, à 24 ans, son premier titre du Grand Chelem. En finale de l’Open d’Australie samedi, la Biélorusse a renversé Elena Rybakina (4-6, 6-3, 6-4).

Aryna Sabalenka, grande première ! La Bélarusse, tête de série N.5 de cet Open d’Australie, s’adjuge à 24 ans son premier titre du Grand Chelem. Elle a renversé la Kazakhe Elena Rybakina ce dimanche, après un gros combat, et succède à l’Australienne Ashleigh Barty au palmarès du tournoi. Grâce à ce succès en trois manches (4-6, 6-3, 6-4), elle va retrouver lundi le deuxième rang mondial, le meilleur classement de sa carrière. C’est le premier échec en finale d’un Majeur pour Rybakina, lauréate du dernier Wimbledon, mais qui va tout de même monter à la 10 e place.

Melbourne attendait un match de cogneuses, et l’a eu. Cette finale fut très accrochée, les deux femmes se renvoyant coup pour coup tout a long d’une grosse bataille de 2h34. Dans la continuité de son parcours remarquable, qui l’a amenée à éliminer notamment la N.1 mondiale Iga Swiatek, Elena Rybakina (23 ans, tête de série N.22) a réalisé la meilleure entame de match. Elle a logiquement remporté le premier set, sereine, impassible, faisant parler son expérience à ce stade d’un tournoi majeur.

Et Sabalenka a tout renversé

En face, Aryna Sabalenka semblait quelque peu intimidée par l’enjeu, elle qui avait déjà joué trois demi-finales en Grand Chelem (Wimbledon 2021, US Open 2021 et 2022) sans jamais parvenir en finale. Mais on sentait, derrière la fébrilité, une puissance de feu en fermentation. Si bien que lorsque Rybakina a baissé de régime à l’entame de la deuxième manche, notamment au service, la Bélarusse a su saisir sa chance en étant agressive au retour. Elle s’est logiquement emparée du set.

Le troisième set devait donc être de celui de la bagarre, avec deux joueuses jouant au même moment un très bon tennis. Chacune a assuré sa mise en jeu, mais on sentait Sabalenka légèrement au-dessus. En témoignent ses jeux de service plus facilement remportés, tandis que Rybakina se maintenait à flot tant bien que mal en serrant le jeu dans les moments chauds. Mais elle finit pourtant par craquer à 3-3 sous les assauts répétés de la Bélarusse, dont les frappes n’ont cessé de gagner en puissance et en précision.

Il a fallu ensuite servir pour le gain du match à 5-4. Et il ne fait aucun doute qu’Aryna Sabalenka a dû repenser à ces heures et ces heures d’entraînement passées à tenter d’améliorer ce service maudit. Cette mise en jeu qui lui fit commettre tant de doubles fautes en 2022, y compris en finale du Masters contre Caroline Garcia. Contre Elena Rybakina, son service a de nouveau été sa plus grande force, avec 17 aces claqués, mais aussi sa plus grande faiblesse, en témoignent les 7 doubles fautes. Sur sa première balle de match, elle en a commis une, la première du set. Mais elle s’en est procurée trois autres, et la quatrième a été la bonne. Un mental de championne.

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Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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