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Coquerel dénonce l’instrumentalisation d’un décès dans le débat politique

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L’élu insoumis fustige ce qu’il qualifie de manœuvres visant à discréditer son mouvement, après la mort d’un militant d’extrême droite à Lyon.

Le député Éric Coquerel a vivement réagi aux accusations portées contre La France insoumise à la suite du décès de Quentin Deranque. Sur les ondes de RTL, il a condamné ce qu’il perçoit comme une exploitation politicienne de cet événement, la qualifiant de pratique « sordide ». L’élu a exprimé sa compassion à l’égard de la famille du jeune homme et réaffirmé son rejet de la violence, quelle qu’en soit l’origine.

Selon lui, les critiques adressées à son mouvement viseraient à affaiblir la principale force de gauche susceptible de faire barrage à l’extrême droite. Il a jugé cette méthode « absolument scandaleuse », estimant qu’elle participe d’une logique de disqualification politique. Les faits, survenus jeudi dernier à Lyon, demeurent entourés d’incertitudes. L’étudiant, membre du collectif identitaire Némésis, assurait la sécurité d’une manifestation contre une conférence lorsque des heurts ont éclaté.

Le collectif Némésis impute l’agression à des militants d’ultragauche, évoquant notamment des liens avec la Jeune Garde, une organisation fondée par le député insoumis Raphaël Arnault. Ce dernier a suspendu l’accès de son assistant parlementaire à l’Assemblée nationale dans l’attente des conclusions de l’enquête. La Jeune Garde, pour sa part, se dit dans l’incapacité d’être tenue pour responsable, ayant cessé ses activités depuis qu’elle est menacée de dissolution.

La classe politique s’est emparée de l’affaire. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a pointé du doigt la « responsabilité morale » de LFI dans un climat qu’elle estime délétère. À gauche, Raphaël Glucksmann a exclu toute alliance avec le mouvement insoumis en vue de la prochaine présidentielle, une position qui illustre les fractures au sein de cette famille politique. Éric Coquerel maintient quant à lui que la violence politique émane principalement, selon lui, de l’extrême droite. L’enquête judiciaire se poursuit pour établir les circonstances exactes des faits.

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