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Condamnations fermes dans l’affaire des écoutes illégales en Grèce

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_**La justice grecque a prononcé des peines d’emprisonnement contre quatre individus impliqués dans un vaste système d’espionnage numérique, une affaire qui a durablement ébranlé le pays.**_

Un tribunal d’Athènes a condamné ce jeudi quatre personnes à huit années de réclusion pour leur rôle central dans une affaire d’interceptions illicites. Parmi les condamnés figure un ancien officier israélien, fondateur d’une société fournissant des outils de surveillance. Les trois autres prévenus sont sa compagne et deux anciens responsables grecs de cette même entreprise. Tous ont été reconnus coupables d’avoir violé le secret des communications et d’avoir accédé de manière répétée et illégale à des systèmes contenant des données personnelles.

Les faits remontent à une série de révélations ayant mis au jour l’utilisation du logiciel espion Predator. Ce programme sophistiqué permettait de pénétrer des téléphones mobiles pour en extraire messages et photos, voire d’en activer à distance le microphone et la caméra. Plus de quatre-vingt-dix personnalités, incluant des membres du gouvernement, des parlementaires, des journalistes et des militaires de haut rang, ont été identifiées comme cibles potentielles de ce dispositif.

L’instruction judiciaire a établi que les services de renseignement helléniques n’étaient pas directement impliqués dans ces agissements. Cette conclusion, rendue publique l’an dernier par la Cour suprême, avait suscité de vives réactions parmi les victimes et les observateurs. Le chef de l’opposition socialiste, lui-même visé par une tentative d’infection de son téléphone, a déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Les avocats de la défense ont immédiatement annoncé leur intention de faire appel des condamnations. En attendant la tenue de ce second procès, les quatre condamnés demeureront en liberté. Le dossier a été transmis au parquet d’Athènes pour la poursuite des investigations sur d’éventuels faits complémentaires d’espionnage.

Cette affaire, qualifiée par certains commentateurs de crise politique majeure, avait conduit à la démission de proches collaborateurs du Premier ministre ainsi qu’à un débat parlementaire houleux. Les condamnations prononcées marquent une étape significative dans un dossier qui continue d’interroger les limites de la surveillance et la protection des libertés individuelles.

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