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Colombie: la communauté internationale appelle au calme, nouvelles manifestations attendues

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L’ONU, l’Union européenne, les Etats-Unis et des ONG ont appelé au calme et dénoncé la répression des manifestations en Colombie, qui ont fait une vingtaine de morts et des centaines de blessés, alors que de nouvelles protestations sont attendues mercredi.

Le président Ivan Duque a fermement affirmé son soutien aux forces de l’ordre, alors que des manifestants bloquaient des routes et que des postes de police ont été attaqués mardi soir à Bogota avec un bilan officiel de sept civils et 27 policiers blessés.

La mobilisation a démarré le 28 avril contre un projet de réforme fiscale, depuis retiré, et s’est transformée en protestation générale contre le gouvernement de droite, marquée par des violences notamment à Cali (Sud-Ouest).

Le Comité national de grève, à l’origine du mouvement, a maintenu son appel à manifester mercredi, à présent aussi contre un projet de réforme de la santé.

« Nous sommes profondément alarmés par les événements dans la ville de Cali en Colombie, où la police a ouvert le feu sur des manifestants qui s’opposent à une réforme fiscale, tuant et blessant un certain nombre de personnes », a déclaré Marta Hurtado, porte-parole du Haut commissariat aux droits humains de l’ONU, à Genève.

Escalade de violence

Le Défenseur du peuple, entité publique de protection des droits, avait fait état lundi matin de 19 morts, 89 disparus et le gouvernement de 846 blessés, dont 306 civils.

L’Union européenne a jugé « prioritaire de mettre un terme à l’escalade de cette violence et d’éviter tout usage disproportionné de la force par les forces de sécurité ».

Les Etats-Unis ont appelé à la « plus grande retenue de la part de la force publique afin d’éviter d’autres pertes de vies ».

L’ONG Amnesty International a demandé que soit mis « fin à la répression des manifestations » et à « la militarisation des villes ».

Des manifestants ont bloqué à nouveau mardi des routes dans au moins quatre départements, ainsi qu’à Bogota et Cali.

Dans la capitale, 16 postes de police ont été attaqués mardi soir par des dizaines de personnes, selon les autorités.

« L’escalade de la violence cette nuit est brutale », a tweeté la maire de Bogota, Claudia Lopez, après avoir demandé l’aide du ministère de la Défense pour sécuriser des centres de détention temporaires. Elle a évoqué des « policiers atteints par balles, blessés à l’arme blanche » ou manquant d’être brûlés vifs.

« Rien de justifie qu’il y ait des personnes armées qui, sous couvert du désir légitime des citoyens de manifester, sortent tirer sur des personnes sans défense et agresser cruellement nos policiers », a affirmé M. Duque.

La situation s’est aggravée à Cali depuis lundi soir. Le secrétariat local à la sécurité a répertorié cinq morts et 33 blessés pour cette seule journée dans cette ville où l’armée est déployée depuis vendredi.

Les blocages des principales voies d’accès commencent à générer une pénurie de carburant et des inquiétudes pour le passage de camions d’oxygène et de matériel médical, en pleine pandémie de Covid-19.

En annonçant le renfort sur place de plus de 700 soldats, 500 agents de l’Esmad et 1.800 policiers, le ministre de la Défense, Diego Molano, avait argué que les troubles y étaient orchestrés par des groupes armés.

Pression de la rue

M. Duque a renchéri mardi en affirmant que les forces de l’ordre étaient cible de ces groupes qui entendent prendre le contrôle des anciens fiefs de l’ex-guérilla des Farc depuis qu’elle a signé la paix en 2016.

Sous la pression des manifestations, le ministre des Finances a démissionné lundi. La veille, le président Duque avait retiré son projet de réforme.

Ce conservateur, dont la popularité est en berne à 33%, avait déjà été cible de manifestations en 2019. Il s’est engagé à présenter un nouveau texte, excluant les points les plus contestés dont une hausse de la TVA.

La Colombie traverse une troisième vague de contaminations avec plus de 2,9 millions de cas dont plus de 75.000 décès. Son PIB a chuté de 6,8% en 2020, le chômage atteint 16,8% et le taux de pauvreté grimpe à 42,5%

Monde

Gaza : Troisième véto américain au Conseil de sécurité sur un « cessez-le-feu immédiat »

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Gaza : Troisième véto américain au Conseil de sécurité sur un "cessez-le-feu immédiat"

Les États-Unis ont opposé leur veto mardi à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU exigeant un cessez-le-feu « immédiat » à Gaza. Il s’agit de leur troisième veto depuis le début de la guerre entre leur allié israélien et le Hamas.

Malgré la pression internationale pour atténuer leur soutien à Israël, les Etats-Unis ont de nouveau empêché ce mardi le Conseil de sécurité de l’ONU d’exiger un cessez-le-feu « immédiat » à Gaza, faisant circuler un texte alternatif sur une éventuelle trêve sous conditions.

Le projet de résolution, qui exigeait « un cessez-le-feu humanitaire immédiat qui doit être respecté par toutes les parties », a recueilli 13 voix pour, une abstention (Royaume-Uni) et une contre, le troisième veto américain depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas. L’ambassadeur palestinien à l’ONU a fustigé le veto « irresponsable et dangereux » des Etats-Unis.

Présenté par l’Algérie après plus de trois semaines de discussions, le texte s’opposait aussi au « déplacement forcé de la population civile palestinienne », alors qu’Israël a évoqué une évacuation des civils avant une offensive terrestre à Rafah où s’entassent 1,4 million de personnes dans le sud de la bande de Gaza.

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Europe

Une visite médicale obligatoire tous les 15 ans pour conserver son permis de conduire

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Permis de Conduire : bientôt une visite médicale obligatoire pour conserver son permis

Les États membres de l’Union européenne vont prochainement s’exprimer sur un projet de loi qui vise à instaurer une visite médicale pour délivrer ou renouveler le permis de conduire.

Un projet de loi débattu prochainement au Parlement européen pourrait changer les règles pour les automobilistes européens. Il prévoit une visite médicale obligatoire tous les quinze ans pour conserver son permis de conduire. Cette mesure, soutenue par la commission des Transports de l’instance européenne, vise à réduire de moitié le nombre de décès sur les routes d’ici 2030, dans une perspective ultime d’atteindre zéro mort d’ici 2050.

L’examen médical comprendrait un contrôle de la vue, tandis que les autres tests requis seraient définis par chaque État membre. Bien que cette proposition suscite des débats, elle s’inspire de pratiques déjà en vigueur dans certains pays européens, où des contrôles médicaux sont effectués à des intervalles réguliers pour les conducteurs âgés.

Si cette mesure est adoptée, elle ne serait pas mise en œuvre avant 2027. Son objectif principal est de garantir que les conducteurs restent aptes à conduire tout au long de leur vie, contribuant ainsi à la sécurité routière et à la réduction du nombre de victimes sur les routes de l’Union européenne.

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France

Des médecins cubains pour sauver les urgences et la maternité de Guingamp

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Cuba a accepté d’envoyer des médecins en renfort dans les hôpitaux de Guingamp (Bretagne), où les services sont en difficulté.

Alors que l’hôpital de Guingamp rencontre des difficultés, des élus et membres hospitaliers locaux souhaitent faire venir des médecins cubains pour sauver les urgences et la maternité.

Vendredi dernier, les défenseurs de l’hôpital de Guingamp ont rencontré l’ambassadeur de Cuba, Otto Vaillant, dans l’espoir de trouver une solution à la crise sanitaire qui frappe la région. Au cœur des discussions : la possibilité d’accueillir des médecins cubains pour pallier le manque criant de professionnels de santé.

L’initiative, portée par l’agglomération de Guingamp-Paimpol, pourrait offrir un sursis à la maternité de Guingamp, menacée de fermeture depuis plusieurs années. Si la venue de médecins cubains se concrétise, elle constituerait un renfort transitoire vital pour maintenir ouverts les services d’urgence dans une région où l’accès aux soins est de plus en plus difficile.

La mobilisation en faveur de cette solution témoigne des défis auxquels est confronté l’hôpital public en France, en particulier dans les zones rurales. Les débats autour de cette proposition soulèvent également des questions cruciales, notamment sur les conditions de travail et les modalités de rémunération des médecins cubains.

Que cette initiative se matérialise ou non, elle a le mérite de mettre en lumière les difficultés rencontrées par l’hôpital public et de susciter un débat sur les solutions envisageables pour garantir l’accès aux soins pour tous.

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