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Climat: le monde sous la menace du « thermomètre mouillé »

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Parmi les conséquences dévastatrices du réchauffement, les épisodes caniculaires vont encore s’accentuer, mettant à mal les limites de la résistance humaine à la chaleur, selon un projet de rapport des experts climat de l’ONU (Giec).

Plus encore qu’en chaleur absolue, dont les records tombent déjà régulièrement, la capacité à résister à ces extrêmes s’évalue par un concept connu des scientifiques: la « température humide » ou du « thermomètre mouillé », transcrite par le sigle « TW ».

Cette mesure prend en compte l’humidité relative ambiante et ses possibilités d’évaporation. Sachant qu’un corps ne peut perdre de chaleur si cette température extérieure TW dépasse la sienne, les scientifiques s’accordent: l’être humain ne peut survivre longtemps à 35 degrés TW.

« Il y a tellement d’humidité dans l’air que la sudation ne permet pas de faire baisser la température excessive. Après une demi-douzaine d’heures, en l’absence de rafraichissement artificiel, cela entraînera des défaillances d’organes et la mort », explique Colin Raymond.

Ce chercheur à la Nasa est l’auteur principal d’une étude de mai 2020 identifiant deux sites dans le golfe Persique où les 35°TW ont déjà été atteints. Jusqu’alors, les scientifiques ne pensaient pas observer de tels niveaux avant 2050.

300.000 morts

L’Asie du Sud et du Sud-Est, le golfe Persique, le golfe du Mexique, ou des parties du continent africain, sont les régions les plus exposées.

En 2015, deux canicules à environ 30°TW ont fait plus de 4.000 morts en Inde et au Pakistan. Mais le « thermomètre mouillé » était resté juste sous ce seuil pendant la grande canicule qui fit plus de 50.000 morts en Europe à l’été 2003.

Selon l’étude de Colin Raymond, la fréquence de ces pics de chaleur humide a plus que doublé à travers le monde depuis 1979 et les températures « dépasseront régulièrement 35°TW » dans différentes parties du globe si le réchauffement mondial atteint +2,5°C.

L’accord de Paris fixe l’objectif de maintenir ce réchauffement, par rapport à l’ère pré-industrielle, sous les 2°C, si possible 1,5°C. Mais les trajectoires actuelles dépassent largement ces niveaux.

La chaleur excessive fait déjà des ravages, selon deux études récentes.

Selon l’Institut des données et évaluations de santé (IHME) basé à Seattle, environ 300.000 décès en 2019 pouvaient être attribués aux conséquences des canicules, dont un tiers en Inde.

Et 37% de ces décès, un peu plus de 110.000, sont liés au réchauffement, selon des chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Les pourcentages d’attribution peuvent monter jusqu’à 60% dans certains pays comme le Brésil, le Pérou, la Colombie, les Philippines, le Koweït ou le Guatemala.

D’après les rapports cités par le Giec, dans un monde à +1,5°C, 14% de la population terrestre sera exposée à des canicules sévères au moins tous les cinq ans, en « augmentation significative ».

A +2°C, « 1,7 milliard de personnes supplémentaires seront exposées à de fortes chaleurs, 420 millions à des chaleurs extrêmes et environ 65 millions à des canicules exceptionnelles tous les cinq ans ».

Les plus touchés seront les habitants des mégapoles tropicales des pays en développement, en Asie et en Afrique notamment.

Afrique fantôme

« Dans ces régions, la population des villes augmente fortement et la menace de canicules mortelles plane, » explique Steffen Lohrey de l’Université de Berlin, principal auteur de l’étude dont sont extraits les chiffres du Giec.

L’Afrique sub-saharienne est particulièrement exposée, mais l’absence de données empêche d’évaluer l’ampleur du problème: la principale base de données mondiale sur les catastrophes naturelles, l’Emergency Events Database (EM-DAT), n’y recense que deux épisodes caniculaires sur les 120 dernières années.

« Les conséquences de ces canicules ne sont pas enregistrées. Comme si elles n’avaient pas existé, alors que nous savons que si, » souligne Luke Harrington, post-doctorant à l’université d’Oxford, qui étudie ce déficit d’informations.

A titre de comparaison, l’EM-DAT comptabilise 83 épisodes caniculaires ayant fait plus de 140.000 morts pour le seul continent européen depuis 40 ans.

Autres zones menacées, la Chine centrale et l’ouest de l’Asie, où « les températures extrêmes au thermomètre mouillé devraient approcher et possiblement dépasser les limites physiologiques humaines », alerte le Giec.

L’adaptation face à ces canicules reflète de grandes disparités économiques et sociétales.

Avec des climats et niveaux de richesse comparables, l’Europe affiche des bilans humains plus lourds que l’Amérique du Nord. « Parce qu’en Amérique du Nord tout le monde a la climatisation et des bâtiments modernes et biens isolés, c’est une simple question d’infrastructures, » analyse Jeff Stanaway, de l’IHME.

Et dans les pays en développement les populations subissent de plein fouet le décalage entre capacités technologiques et pouvoir d’achat. Une étude sur les populations à faible revenus de la capitale vietnamienne Hanoï a mis en évidence que la mortalité durant les épisodes caniculaires ne baissait pas de façon significative dans les foyers disposant d’un climatiseur. Beaucoup ne pouvaient pas payer l’électricité pour son fonctionnement.

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L’astronaute française Sophie Adenot s’envolera pour la Station spatiale en 2026

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L'astronaute française Sophie Adenot s'envolera pour la Station spatiale en 2026

25 ans après Claudie Haigneré, Sophie Adenot deviendra la deuxième Française à rejoindre la Station spatiale internationale, marquant une étape historique pour la France et l’ESA.

Un quart de siècle après Claudie Haigneré, la première femme française à être allée dans l’espace, une nouvelle astronaute française s’apprête à suivre ses traces. L’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé mercredi 22 mai que Sophie Adenot, 41 ans, participera à une mission à bord de la Station spatiale internationale (ISS) en 2026. Elle sera la première de sa promotion 2022 de spationautes européens à rejoindre l’ISS.

« C’est incroyable ! Je manque vraiment de mots pour décrire combien je suis heureuse. C’est clairement un honneur, une grande responsabilité et une nouvelle étape dans ma carrière, et ce sera une aventure incroyable », a déclaré Sophie Adenot dans un message préenregistré. Ingénieure et colonel de l’Armée de l’air et de l’espace, Adenot a validé sa formation d’astronaute il y a seulement un mois.

Après avoir commencé sa formation à Cologne, en Allemagne, Sophie Adenot est arrivée début mai aux États-Unis pour suivre des cours au centre spatial de la NASA à Houston, Texas. Elle se prépare à une formation intensive en vue de ce voyage dans l’espace. « Je sais que cela va être deux années très intenses avant le décollage, mais je suis hyper contente », a-t-elle confié à franceinfo. « On passe à la vitesse supérieure, notamment parce qu’il faut acquérir toutes les qualifications, des plus basiques jusqu’aux plus élaborées », a-t-elle expliqué. Le décollage est actuellement prévu pour le printemps 2026.

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Planète : La biodiversité des rivières et plans d’eau douce en France en déclin, selon un rapport du WWF

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Planète : La biodiversité des rivières et plans d'eau douce en France en déclin, selon un rapport du WWF

Un rapport inédit du WWF révèle un déclin inquiétant de certaines espèces de poissons et d’oiseaux dans les rivières françaises, malgré des efforts financiers considérables.

La biodiversité des rivières et des plans d’eau douce en France est gravement menacée, selon un bilan inédit publié mercredi par le WWF. Ce rapport, publié à l’occasion de la journée internationale de la biodiversité, met en lumière un effondrement de certaines espèces de poissons et d’oiseaux, notamment la truite et le grèbe huppé, malgré une apparente stabilité globale des populations au cours des vingt dernières années.

Le WWF a introduit un « indice rivières vivantes » basé sur des données de surveillance pour évaluer la santé des rivières en France métropolitaine. Le rapport indique un déclin de 0,4% des populations de poissons et d’oiseaux observés depuis 20 ans, en dépit de dépenses estimées à 500 milliards d’euros pour la politique de l’eau. En 2019, seulement 43,1% des rivières étaient en bon état écologique, selon les chiffres des agences de l’eau repris par l’ONG.

« Il y a quelque chose qui cloche », déclare Yann Laurans, directeur des programmes du WWF France, en soulignant l’écart entre les investissements financiers et les résultats obtenus. Le déclin moyen cache de grandes disparités, avec une augmentation de la diversité des poissons dans les grands fleuves, mais une dégradation de la qualité des petits cours d’eau en milieu rural en raison de l’intensification des pratiques agricoles et de l’artificialisation.

Les activités humaines ont multiplié les sources de dégradation : barrages, dragages, canalisations, prélèvements excessifs, rejets de pesticides, d’engrais et de polluants industriels. Deux espèces emblématiques, le grèbe huppé et la truite des rivières, ont vu leur population chuter respectivement de 91% et 44% en 20 ans. En revanche, les espèces invasives comme le poisson-chat, le ragondin et l’écrevisse de Louisiane prolifèrent.

Pour remédier à cette situation, le WWF met en avant la préservation des zones humides. « Nous relançons notre stratégie d’acquisition foncière », déclare Jean Rousselot, responsable eau douce de l’ONG, qui prévoit de dépenser 5 millions d’euros pour protéger ces espaces en France métropolitaine.

Cette approche n’est pas totalement nouvelle. Dans les années 1980, le WWF avait contribué à la création de la réserve naturelle de Chérine dans la Brenne, où l’association possède des terrains. Aujourd’hui, le WWF mène des politiques de « paiements pour service écosystémique », rémunérant des pisciculteurs pour des pratiques écologiques.

Des espèces menacées comme la guifette moustac et la cistude, une tortue d’eau douce, trouvent refuge dans ces zones protégées. Albert Millot, directeur de la réserve naturelle de Chérine, souligne l’importance de ces efforts de préservation. « Il n’y a plus beaucoup de territoires où elle subsiste », dit-il, insistant sur la nécessité de protéger ces habitats face aux menaces du réchauffement climatique et de la prédation.

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Chaleur : des températures plus élevées que la normale dans les régions méditerranéennes cet été

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Chaleur : des températures plus élevées que la normale dans les régions méditerranéennes cet été

Sous-titre : Météo France prévoit une forte probabilité de températures supérieures à la normale entre mai et juillet, en particulier dans le sud de la France.

Selon Météo France, les régions méditerranéennes pourraient connaître des températures estivales supérieures à la normale entre mai et juillet, avec une probabilité de 70 %. Cette prévision s’accompagne d’une augmentation de la température moyenne de la mer Méditerranée, contribuant à cette tendance.

Le bulletin trimestriel de Météo France, publié le 29 avril, indique que la probabilité de températures plus élevées que la normale est de 70 % dans la zone méditerranéenne. En revanche, dans le reste de la France, cette tendance est moins prononcée, avec une probabilité de 50 % à l’échelle nationale.

Ces prévisions sont essentielles pour les agriculteurs, bien qu’elles nécessitent une certaine prudence, étant donné leur nature à long terme. Guillaume Sechet, météorologue, souligne qu’il est plus difficile de prédire les précipitations que les températures sur une période aussi étendue. Bien que les modèles européens et américains convergent vers des températures plus élevées, aucune préférence n’est donnée à un scénario spécifique par Météo France.

Le climatologue Davide Farande explique que la hausse des températures de la mer Méditerranée est un facteur contributif majeur à cette prévision. Avec une mer plus chaude que la normale ce printemps, la chaleur se propage progressivement vers le littoral, augmentant ainsi les températures dans la région.

Ces prévisions ne doivent pas être confondues avec des annonces de vagues de chaleur ou de canicules, souligne-t-on. Ces phénomènes restent imprévisibles sur une échelle temporelle aussi large.

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