Monde
Cinquante ans après, les enfants de l’opération Babylift cherchent leurs racines au Vietnam
Ils ont été évacués bébés pendant la chute de Saïgon. Aujourd’hui, ces adultes reviennent sur leur terre natale, en quête d’identité et de famille.
Parmi les milliers d’enfants évacués du Vietnam lors des derniers jours chaotiques de la guerre en 1975, certains tentent aujourd’hui de reconstituer le puzzle de leur histoire. L’opération Babylift, menée par les Américains, avait permis l’exfiltration de plus de 3 000 nourrissons, souvent adoptés à l’étranger. Mais derrière cette initiative humanitaire se cache une réalité complexe : nombreux étaient séparés de leurs parents par la force des événements, sans toujours être orphelins.
Cinquante ans plus tard, certains de ces enfants devenus adultes retournent au Vietnam, animés par le désir de retrouver leurs origines. Odile Dussart, évacuée à 11 mois et adoptée par une famille française, a choisi de s’installer à Hoi An. Ancienne avocate, elle espère aujourd’hui découvrir le destin de sa mère biologique. « Je veux simplement savoir si elle est encore en vie, connaître son histoire », confie-t-elle, tout en reconnaissant que cette quête pourrait rester vaine.
L’opération Babylift ne s’est pas déroulée sans tragédies. Le premier vol, un avion militaire américain, s’est écrasé peu après son décollage, faisant 138 morts, dont 78 enfants. Odile faisait partie des rescapés, marquée physiquement mais refusant de se considérer comme une victime. « Ce sont les familles qui ont perdu des êtres chers qui souffrent, pas moi », souligne-t-elle avec humilité.
D’autres, comme James Ross Tung Dudas, évacué à trois ans vers les États-Unis, poursuivent leurs recherches malgré les obstacles. Après des années d’investigations, il espère aujourd’hui confirmer l’identité d’une femme qu’il croit être sa mère biologique, grâce à des tests ADN. « Je me sens américain, mais mon cœur reste vietnamien », explique-t-il, partagé entre deux cultures.
Ces parcours témoignent d’une quête universelle : comprendre d’où l’on vient. Pour Odile, obtenir la nationalité vietnamienne a été une étape symbolique. « Mon éducation est française, mais mon âme est vietnamienne », affirme-t-elle. Comme d’autres enfants de Babylift, elle incarne une génération tiraillée entre deux mondes, cherchant à réconcilier son passé et son présent.
Alors que le Vietnam s’apprête à commémorer les 50 ans de la fin de la guerre, ces histoires rappellent que certains conflits ne s’achèvent jamais vraiment. Derrière les grandes dates de l’Histoire, il y a des vies brisées, des familles dispersées, et des retrouvailles qui, parfois, n’auront jamais lieu.
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