Société
Catherine Trautmann, une figure historique en quête de reconquête à Strasbourg
_**L’ancienne maire socialiste, arrivée en tête au premier tour, engage une bataille décisive pour reprendre la mairie, vingt-cinq ans après l’avoir quittée.**_
À l’issue du premier tour des élections municipales, Catherine Trautmann a obtenu un score qui la place en position favorable pour briguer un nouveau mandat à la tête de Strasbourg. Cette performance marque un retour en force pour cette personnalité politique dont le nom reste indissociable de l’histoire récente de la capitale alsacienne. Elle avait en effet dirigé la ville pendant douze ans avant de laisser la place en 2001.
L’ancienne ministre de la Culture, âgée de soixante-quinze ans, a mené une campagne centrée sur son expérience et son bilan passé, prenant ses distances avec les procédures classiques de son propre parti. Elle a constamment affirmé que son engagement premier était envers les habitants, décrivant une cité qu’elle estime avoir été malmenée durant le mandat écologiste sortant. Face aux interrogations sur son âge, elle a rétorqué que son rythme de travail soutenu constituait la meilleure preuve de sa capacité à exercer la fonction.
Son parcours politique strasbourgeois a débuté au conseil municipal en 1983. Son élection à la mairie en 1989, alors âgée de trente-huit ans, avait constitué un événement, faisant d’elle la première femme à diriger une capitale régionale. Son premier mandat fut notamment marqué par le retour du tramway, une transformation urbaine majeure. Sa popularité lui avait permis d’être réélue dès le premier tour en 1995.
Après une période parisienne au gouvernement et une perte de la mairie en 2001, suivie d’un mandat au Parlement européen, elle avait fait son retour sur la scène municipale en 2020. Les relations avec l’équipe sortante, menée par Jeanne Barseghian, se sont rapidement tendues, la socialiste endossant un rôle d’opposante ferme. Elle a notamment critiqué la gestion financière de la majorité écologiste et s’est opposée à certains projets d’extension des transports en commun.
En vue du second tour, Catherine Trautmann a écarté toute alliance avec les formations de gauche, préférant tendre la main vers le centre et la droite traditionnelle. Elle défend un programme axé sur une gestion qu’elle présente comme plus rigoureuse, promettant notamment de faciliter le stationnement et de revoir la fiscalité locale. Cette stratégie vise à rassembler un électorat au-delà des clivages habituels, dans l’espoir de renouer avec une fonction qu’elle n’a jamais vraiment quittée des yeux.
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