Nous rejoindre sur les réseaux

News

Bruno Retailleau en mission de sauvetage à Nîmes, bastion LR menacé

Article

le

Le président des Républicains se rend dans le Gard pour tenter de préserver la dernière grande ville de plus de 100 000 habitants dirigée par son parti, confrontée à une gauche unie et à des divisions internes.

La visite de Bruno Retailleau à Nîmes ce jeudi s’apparente à une opération de sécurisation d’un fief historique. La cité gardoise, administrée sans discontinuer par la droite depuis un quart de siècle, représente un enjeu symbolique majeur pour le parti, à l’heure où son emprise sur les grandes agglomérations s’est considérablement érodée. La mission du président LR est de soutenir la candidature officielle de Franck Proust, premier adjoint sortant, dans un contexte local particulièrement morcelé.

La situation nîmoise est en effet marquée par une concurrence fratricide au sein de la majorité sortante. Face à Franck Proust, investi par le parti, se dresse Julien Plantier, ancien premier adjoint ayant fait dissidence et qui conduit une liste commune avec la candidate de la majorité présidentielle. Cette division affaiblit considérablement le camp de la droite classique et offre un boulevard à une coalition de gauche, à l’exception de La France insoumise, menée par Vincent Bouget.

L’extrême droite, forte de ses récents succès électoraux dans le département, constitue une autre menace sérieuse. Le Rassemblement national a choisi d’y engager l’une de ses figures, le vice-président du parti Julien Sanchez. Ce dernier dénonce l’incapacité de la droite sortante à faire front, une situation qui pourrait, selon lui, conduire à une victoire de la gauche. La venue du président national est perçue par ses adversaires comme le signe d’une certaine fébrilité dans le camp Proust, accusé de durcir son discours pour tenter de reconquérir une partie de l’électorat tenté par le RN.

Après Nîmes, Bruno Retailleau poursuivra sa tournée dans le Sud, avec une étape à La Grande-Motte puis à Marseille. Ces déplacements s’inscrivent dans un contexte plus large de préparation des échéances nationales. Un bon résultat dans les grandes villes lors de ce scrutin municipal serait de nature à conforter la stratégie et l’ambition présidentielle du président des Républicains. À l’inverse, une défaite dans un bastion comme Nîmes affaiblirait sa position, dans un parti où les lignes stratégiques, entre rapprochement avec le RN ou avec la majorité présidentielle, restent encore à tracer.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus