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Berlin et Damas scellent un partenariat pour le retour des réfugiés et la reconstruction

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Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président syrien Ahmed Al-Chareh ont convenu d’un plan d’action commun, liant aide au développement et respect des droits fondamentaux.

Lors de la première visite officielle en Allemagne du chef de l’État syrien, les deux dirigeants ont annoncé le lancement d’un programme conjoint ambitieux. Ce dernier vise à organiser le rapatriement d’une partie des ressortissants syriens établis en Allemagne et à mobiliser leur expertise pour la reconstruction nationale. Près d’un million de personnes, ayant souvent trouvé refuge lors de la crise migratoire de 2015, sont concernées par ces discussions.

Le gouvernement allemand entend promouvoir un modèle de migration circulaire, permettant à ceux qui le souhaitent de participer au relèvement de leur pays d’origine sans renoncer à leur stabilité acquise outre-Rhin. Berlin a également réaffirmé son intention de procéder au renvoi des individus condamnés pour des actes criminels ou représentant une menace, sur la base d’un accord conclu avec Damas fin 2025. Une délégation allemande doit se rendre prochainement en Syrie pour concrétiser les premiers projets.

L’aide au développement constitue le second pilier de cet engagement. L’Allemagne a promis une enveloppe de deux cents millions d’euros destinée à des infrastructures essentielles, notamment dans les secteurs de l’eau et de la santé. Le président Al-Chareh a, de son côté, présenté son pays comme un futur carrefour logistique stratégique pour les approvisionnements énergétiques et commerciaux vers l’Europe.

Le chancelier Merz a toutefois assorti cette coopération de conditions claires. Il a insisté sur la nécessité de renforcer l’État de droit, de protéger les minorités et de garantir les droits de tous les Syriens. La poursuite et l’ampleur de l’aide allemande seront subordonnées à des progrès tangibles dans ces domaines, a-t-il précisé.

Cette visite, reportée en raison de tensions internes en Syrie, n’a pas fait l’unanimité. Des manifestations ont eu lieu à Berlin, où des collectifs kurdes et des défenseurs des droits humains ont dénoncé le passé de l’ancien chef rebelle et critiqué un rapprochement jugé prématuré. Des voix politiques en Allemagne mettent en garde contre une normalisation hâtive des relations, arguant que la situation sécuritaire et humanitaire sur le terrain reste précaire.

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