Monde
Au cimetière de Khan Younès, l’ultime refuge des vivants
Des familles gazaouies, chassées par les combats, ont élu domicile parmi les sépultures, confrontées à une précarité extrême et à la pénurie de ressources vitales.
Au milieu des stèles du cimetière de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, l’activité quotidienne a remplacé le silence des défunts. Des enfants jouent sur la terre sablonneuse qui sépare les tombes, tandis que des adolescents parcourent les allées pour rapporter de l’eau. Contraints par l’intensification des opérations militaires et l’impossibilité de trouver un logement abordable, des centaines de déplacés ont installé des abris de fortune dans cet espace funéraire, dernier recours face à la saturation des zones d’accueil.
Randa Musleh, mère de onze enfants, a quitté Beit Hanoun, dans le nord, lorsque les hostilités se sont rapprochées de son domicile. Elle explique que la location d’une parcelle, même minuscule, représente une somme prohibitive dans un territoire ravagé par près de deux années de conflit. Le cimetière et les terres désertiques avoisinantes sont devenus le seul lieu où s’établir sans devoir s’acquitter de loyers exorbitants.
Cet afflux massif de populations fuyant les combats dans la ville de Gaza exerce une pression insoutenable sur les ressources du sud. Selon les estimations, plusieurs centaines de milliers de personnes ont gagné cette zone déjà surpeuplée, faisant flamber les prix des transports et des biens de première nécessité. Beaucoup, incapables de financer leur relogement, parcourent de longues distances à pied et s’installent où l’espace le permet, souvent dans des conditions d’hygiène et de sécurité précaires.
L’accès à l’eau potable constitue l’une des épreuves les plus critiques. Les enfants doivent marcher plusieurs kilomètres pour rapporter quelques litres, tandis que l’environnement désertique expose les familles à des risques sanitaires constants. La promiscuité avec les sépultures ajoute une dimension psychologique accablante à cette existence marginale. Une habitante originaire de Beit Lahia exprime un profond désarroi, évoquant une vie qui se confond avec celle des morts, dans l’attente d’une issue qui tarde à se dessiner.
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watermark ai
25 septembre 2025 at 21 h 08 min
Ce bouleversement politique local est tellement intense quil fait presque durer les crises de la CCI ! On a des conseils municipaux désertés, des ralliements, des démissions, des tempêtes et même des statues achetées pour 1,5M€ malgré lendettement, comme si les dossiers électoraux étaient plus importants que la gestion budgétaire… Cest une true crime politique qui tourne au comique local, avec des gros favoris et des candidats qui brassent du vent. On dirait une séquence de Touche pas à mon poste mais avec des dossiers bien plus sérieux en jeu. Lhumour, cest la politique quand elle tourne mal, surtout quand elle se fait dans les Pyrénées-Orientales !