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Amical: les Bleus du capitaine Giroud déroulent contre l’Ukraine

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Les Bleus ont offert un cocktail d’expérience et d’insouciance fatal aux Ukrainiens (7-1), mercredi en amical à Saint-Denis, avec Olivier Giroud capitaine exemplaire pour sa 100e sélection d’une jeune garde aux dents longues à l’image d’Eduardo Camavinga, buteur prodige à 17 ans.

Dans son jardin du Stade de France, où l’histoire d’amour avec les Bleus a débuté en 2011, Giroud a enfilé le brassard de capitaine en même temps que le costume de deuxième meilleur buteur tricolore de l’histoire, qu’il a chipé à l’ancien propriétaire Michel Platini d’un doublé en première période (24e, 34e).

Pour ce tour de chauffe avant de recevoir le Portugal de Cristiano Ronaldo, dimanche en Ligue des nations, Didier Deschamps avait aligné une équipe principalement de « coiffeurs » (remplaçants) et de jeunes pousses, encadré par le doyen Steve Mandanda (35 ans) dans les buts et l’inamovible Giroud, donc, associé à Anthony Martial en attaque.

En excluant Giroud et ses 34 ans, les Bleus présents au coup d’envoi comptaient un peu plus de 16 sélections en moyenne au compteur, un chiffre que les jeunes Dayot Upamecano (21 ans), Houssem Aouar (22 ans) et Eduardo Camavinga (17 ans) ont fortement tiré vers le bas.

Le bijou de Camavinga

Les jeunes promesses ont bien lancé le sprint d’octobre auquel le sélectionneur est confronté, avec ses trois matches en une semaine. Ils ont su rendre au patron des champions du monde la confiance accordée, en même temps que ravir le millier de spectateurs (partenaires de la FFF, club des supporters et familles des joueurs) présents en tribune.

« Je suis très satisfait. Cela m’a permis de gérer l’ensemble du groupe, de répartir le temps de jeu », a savouré Deschamps sur TF1, ravi d’avoir vu ses joueurs « être efficaces » malgré la rotation. « Il y a beaucoup de points positifs ».

Upamecano s’est en effet montré plus solide que lors de ses deux premières sorties de septembre, Aouar a multiplié les initiatives pour sa première apparition dans le groupe France et Camavinga a donné un peu plus d’épaisseur à son image de phénomène, d’un premier but sous le maillot bleu qui a lancé le festival offensif.

Comme un symbole, le milieu de Rennes a mis à profit une tête de Giroud repoussée par le gardien pour devenir, à 17 ans et 10 mois, le plus jeune buteur français de l’après-guerre. Et quel but! Dos à la cage ukrainienne, il a logé le ballon dans les filets d’un subtil retourné (9e), arrachant un large sourire au sélectionneur.

Mandanda blessé, Pogba de retour

La satisfaction de Deschamps s’est prolongée avec le doublé de son attaquant fétiche, d’une frappe lointaine enroulée du gauche (24e) puis d’une tête plongeante (34e) en exploitant un tir d’Aouar repoussé par le gardien.

Le jeune milieu de l’OL s’est montré à son avantage, un mois après un test positif au Covid-19 qui l’avait contraint de renoncer à une première convocation. Il a tenté sa chance de loin, trouvé le petit filet (45e) et tiré avec application les corners, comme celui qui a débouché sur le but contre-son-camp de Mykolenko (39e).

Tout n’a pas été parfait malgré tout, notamment en seconde période où la machine bleue s’est quelque peu grippée.

Les Ukrainiens, bien qu’affaiblis ces derniers jours par une flopée de blessures et de contaminations au Covid-19, ont retrouvé des forces et de la confiance par Tsygankov, buteur (53e) une minute avant qu’Oleksandr Zubkov ne trouve le poteau droit de Mike Maignan (1re sélection), successeur à la pause de Mandanda, gêné physiquement.

En première période, le gardien de l’OM a aussi connu des frayeurs, mais il a su s’imposer (21e, 41e, 42e) devant les hommes d’Andriy Shevchenko, l’ancien Ballon d’or à la tête de la « Zbirna » depuis 2016.

Du côté de Deschamps, la rencontre aura eu le mérite d’offrir du temps de jeu aux petits nouveaux, de relancer des remplaçants comme Corentin Tolisso, buteur (65e), et de lancer après la pause Raphaël Varane, Wissam Ben Yedder et Paul Pogba, plus vu sous le maillot bleu depuis juin 2019. Entrés également en seconde période, Kylian Mbappé (82e) et Antoine Griezmann (89e) y sont allés de leur but.

Les Bleus disposent désormais de quatre jours pour préparer la revanche contre le Portugal, leur bourreau en finale de l’Euro-2016 dans ce même Stade de France.

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Open d’Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

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Open d'Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

Le Serbe de 35 ans a battu en finale à Melbourne le Grec Stefanos Tsitsipas 6-3, 7-6 (7/4), 7-6 (7/5).

Novak Djokovic s’est offert un dixième sacre à Melbourne en dominant, en 2h56 de jeu, Stefanos Tsitsipas (6-3, 7-6, 7-6), dimanche 29 janvier. Avec ce dixième succès à Melbourne en autant de finales, le Serbe égale le record de 22 titres en Grand Chelem de Rafael Nadal. Dans le même temps, « Nole », 35 ans, récupère la place de numéro 1 mondial, qu’il n’avait plus occupée depuis juin 2022.

Le Grec, qui aussi avait la possibilité d’occuper cette première place en cas de victoire, grimpe d’une place du classement ATP (3e). Tsitsipas, qui disputait sa deuxième finale en Grand Chelem, tenait à prendre sa revanche face au Serbe, qu’il l’avait déjà battu en finale de Roland-Garros en 2021. Mais le Grec a de nouveau dû rendre les armes, cette fois en trois sets. À 24 ans et auteur d’un formidable parcours à Melbourne, Stefanos Tsitsipas aura probablement, d’autres occasions de disputer une finale de Grand Chelem.

A 35 ans, il reste à Novak Djokovic « sans aucun doute deux, trois ans » pour amasser encore des titres du Grand Chelem, a estimé son entraineur.

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Open d’Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

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Open d'Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

Aryna Sabalenka a remporté, à 24 ans, son premier titre du Grand Chelem. En finale de l’Open d’Australie samedi, la Biélorusse a renversé Elena Rybakina (4-6, 6-3, 6-4).

Aryna Sabalenka, grande première ! La Bélarusse, tête de série N.5 de cet Open d’Australie, s’adjuge à 24 ans son premier titre du Grand Chelem. Elle a renversé la Kazakhe Elena Rybakina ce dimanche, après un gros combat, et succède à l’Australienne Ashleigh Barty au palmarès du tournoi. Grâce à ce succès en trois manches (4-6, 6-3, 6-4), elle va retrouver lundi le deuxième rang mondial, le meilleur classement de sa carrière. C’est le premier échec en finale d’un Majeur pour Rybakina, lauréate du dernier Wimbledon, mais qui va tout de même monter à la 10 e place.

Melbourne attendait un match de cogneuses, et l’a eu. Cette finale fut très accrochée, les deux femmes se renvoyant coup pour coup tout a long d’une grosse bataille de 2h34. Dans la continuité de son parcours remarquable, qui l’a amenée à éliminer notamment la N.1 mondiale Iga Swiatek, Elena Rybakina (23 ans, tête de série N.22) a réalisé la meilleure entame de match. Elle a logiquement remporté le premier set, sereine, impassible, faisant parler son expérience à ce stade d’un tournoi majeur.

Et Sabalenka a tout renversé

En face, Aryna Sabalenka semblait quelque peu intimidée par l’enjeu, elle qui avait déjà joué trois demi-finales en Grand Chelem (Wimbledon 2021, US Open 2021 et 2022) sans jamais parvenir en finale. Mais on sentait, derrière la fébrilité, une puissance de feu en fermentation. Si bien que lorsque Rybakina a baissé de régime à l’entame de la deuxième manche, notamment au service, la Bélarusse a su saisir sa chance en étant agressive au retour. Elle s’est logiquement emparée du set.

Le troisième set devait donc être de celui de la bagarre, avec deux joueuses jouant au même moment un très bon tennis. Chacune a assuré sa mise en jeu, mais on sentait Sabalenka légèrement au-dessus. En témoignent ses jeux de service plus facilement remportés, tandis que Rybakina se maintenait à flot tant bien que mal en serrant le jeu dans les moments chauds. Mais elle finit pourtant par craquer à 3-3 sous les assauts répétés de la Bélarusse, dont les frappes n’ont cessé de gagner en puissance et en précision.

Il a fallu ensuite servir pour le gain du match à 5-4. Et il ne fait aucun doute qu’Aryna Sabalenka a dû repenser à ces heures et ces heures d’entraînement passées à tenter d’améliorer ce service maudit. Cette mise en jeu qui lui fit commettre tant de doubles fautes en 2022, y compris en finale du Masters contre Caroline Garcia. Contre Elena Rybakina, son service a de nouveau été sa plus grande force, avec 17 aces claqués, mais aussi sa plus grande faiblesse, en témoignent les 7 doubles fautes. Sur sa première balle de match, elle en a commis une, la première du set. Mais elle s’en est procurée trois autres, et la quatrième a été la bonne. Un mental de championne.

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Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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