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Économie

Airbnb accueilli à bras ouverts à Wall Street

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Airbnb se préparait jeudi à faire ses premiers pas à Wall Street après avoir fixé son prix d’introduction à 68 dollars, un niveau relevé plusieurs fois face à l’appétit actuel des investisseurs pour les nouvelles sociétés en Bourse.

Le groupe a précisé dans un communiqué avoir pu récupérer environ 3,4 milliards de dollars grâce à cette transaction, une fois tous les frais décomptés.

L’opération valorise la plateforme de locations de logements à environ 47 milliards de dollars en incluant la part des salariés, selon des médias américains.

Airbnb arrive sur la place new-yorkaise au lendemain de l’entrée en trombe du livreur de repas et de courses à domicile DoorDash.

Alors que le prix d’introduction de cette start-up avait été fixé à 102 dollars par action, après avoir déjà été relevé plusieurs fois, le titre a terminé mercredi à 189,51 dollars, en hausse de 86%.

La propagation de la pandémie aux Etats-Unis au printemps avait marqué un coup d’arrêt pour les sociétés souhaitant se frotter aux marchés. Mais la vie boursière est depuis repartie de l’avant et les investisseurs ont montré un vif intérêt pour les nouvelles arrivées cette année, comme le groupe de stockage de données dans le cloud (informatique à distance) Snowflake et la société de traitement de renseignements Palantir en septembre.

Airbnb avait initialement prévu de mettre sur le marché ses actions à une fourchette de prix allant de 44 dollars à 50 dollars l’unité, un intervalle relevé quelques jours plus tard à 56-60 dollars, avant de grimper mercredi soir à 68 dollars.

La société, qui est parvenue à redresser la barre après quelques mois difficiles au début de la pandémie, s’introduira sur la plateforme boursière Nasdaq sous le symbole « ABNB ».

Débuts sur des matelas pneumatiques

Née il y a 13 ans à San Francisco, l’entreprise a bouleversé l’industrie des voyages professionnels et du tourisme.

En 2007, Brian Chesky et Joe Gebbia cherchent un moyen de payer leur loyer et créent un site, baptisé AirBedandBreakfast.com, pour proposer aux participants d’une conférence de les héberger sur des matelas pneumatiques.

Les deux amis sont rejoints en 2008 par l’informaticien Nathan Blecharczyk et forment alors officiellement Airbnb.

Alors que se propage une grave crise financière dans le monde, l’idée de trouver des logements temporaires moins chers, ou de gagner un peu d’argent en louant une chambre, séduit rapidement le public.

La plateforme de locations a bien rencontré des résistances en chemin, plusieurs municipalités et des hôteliers s’inquiétant de voir des logements privés se transformer de facto en hôtels, privant les habitants de logements, favorisant la spéculation immobilière et créant un manque à gagner pour le secteur hôtelier traditionnel.

Mais le groupe a désormais quatre millions d’hôtes à son compteur et plus de 825 millions de clients.

La valorisation d’Airbnb est montée jusqu’à 31 milliards de dollars lors d’une levée de fonds au printemps 2017 avant de retomber à 18 milliards en avril, selon la chaîne CNBC.

Le groupe a alors été heurté de plein fouet par les mesures sanitaires imposées dans le monde à l’hiver et au printemps dernier – son chiffre d’affaires des neuf premiers mois de 2020 a plongé de 32% sur un an.

L’entreprise a dû lever en urgence 2 milliards de dollars pour faire face à la crise et licencier environ 25% de ses salariés.

Cela lui a permis de relever la tête pendant les vacances d’été: de juillet à septembre, la plateforme a gagné 219 millions de dollars.

Airbnb a notamment profité de l’appétit pour les longs week-ends et vacances à proximité, ainsi que du souhait des gens de télétravailler depuis un autre lieu que leur domicile.

La résurgence actuelle de la pandémie dans le monde pourrait mettre à mal ces efforts, la maladie ayant entraîné de nouveaux confinements.

Mais le simple fait qu’Airbnb parvienne à dégager des bénéfices trimestriels peut représenter un atout à Wall Street, où nombre de sociétés relevant de l’économie du partage, comme Uber, sont entrées en Bourse sans avoir jamais réussi à être rentables.

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Économie

Streaming audio : amende record en vue pour Apple, 500 millions d’euros selon UE

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Streaming audio : amende record en vue pour Apple, 500 millions d'euros selon UE

La firme américaine sur le point d’être sanctionnée pour favoritisme envers ses services au détriment de ses concurrents.

Selon une information relayée par le Financial Times, la Commission européenne serait sur le point de prononcer une amende historique à l’encontre d’Apple, atteignant la somme colossale de 500 millions d’euros. Cette sanction serait la première du genre pour le géant américain, lequel est accusé d’avoir violé la législation européenne en matière d’accès aux services de streaming musical.

Les accusations portées contre Apple découlent d’une plainte déposée par Spotify en 2019, soulignant des pratiques anticoncurrentielles. La société suédoise de streaming musical avait dénoncé le comportement de la firme américaine, propriétaire de l’App Store, pour avoir imposé une commission de 30 % aux services de streaming commercialisant leurs offres payantes via sa plateforme. Cette stratégie aurait eu pour effet de favoriser les services d’Apple au détriment de ses concurrents, en rendant les abonnements à ces derniers plus onéreux pour les utilisateurs.

Bien que jamais condamnée à une amende pour infraction à la législation antitrust par Bruxelles jusqu’à présent, Apple a déjà été sanctionnée par la France en 2020 pour comportement anticoncurrentiel, une amende qui a ensuite été réduite en appel. En janvier de cette année, Apple avait annoncé des ajustements au sein de ses logiciels mobiles et de l’App Store pour se conformer aux exigences de l’UE, mais ces mesures ont été critiquées par Spotify comme étant insuffisantes.

Ces développements soulignent les tensions croissantes entre les grandes entreprises technologiques et les autorités de régulation, mettant en lumière les enjeux liés à la concurrence dans le secteur numérique. La décision finale de la Commission européenne devrait être annoncée en mars, et elle pourrait avoir des répercussions significatives sur la façon dont les plateformes numériques sont réglementées à l’avenir.

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Économie

Faute d’une croissance suffisante, Bruno Le Maire annonce de nouvelles économies

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Faute d'une croissance suffisante, Bruno Le Maire annonce de nouvelles économies

Le ministre de l’Economie et des Finances table désormais sur une hausse de 1 % du PIB cette année, loin des 1,4 % avancés jusque-là. Il a confirmé ce dimanche soir sur TF1 un plan d’économies de 10 milliards d’euros cette année.

Dimanche soir, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a annoncé une révision significative à la baisse de l’estimation de croissance pour l’année 2024, passant de 1,4% à désormais seulement 1%. Cette décision a été motivée par le contexte géopolitique actuel, notamment la situation en Ukraine, au Moyen-Orient, ainsi que les signes de ralentissement économique en Chine et la récession en Allemagne en 2023.

En conséquence de cette révision, et en raison de recettes fiscales moins élevées que prévu, le gouvernement français s’engage à réaliser des économies « immédiates » de l’ordre de 10 milliards d’euros sur les dépenses de l’État afin de maintenir ses objectifs budgétaires.

Bruno Le Maire a précisé que cinq milliards d’euros seront économisés sur le budget de fonctionnement de tous les ministères, notamment par des réductions des dépenses liées à l’énergie et aux achats. De plus, une réduction d’un milliard d’euros de l’aide publique au développement est prévue, ainsi qu’une diminution d’un autre milliard d’euros de l’enveloppe de l’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’.

Le ministre a également mentionné une troisième série d’économies d’un milliard d’euros au total, qui ciblera les opérateurs de l’État tels que l’Agence nationale de la cohésion des territoires, Business France, France compétences ou encore le Centre national d’études spatiales.

Avec cette nouvelle prévision de croissance, le gouvernement français s’aligne sur d’autres estimations : la Banque de France table sur une croissance « proche de 0,9% », le Fonds monétaire international prévoit 1% et l’OCDE 0,6%.

Malgré ces ajustements, le ministère des Finances vise toujours à ramener le déficit public à 4,4% du PIB en 2024, par rapport à 4,9% prévus pour 2023. Bruno Le Maire a également souligné la possibilité d’un budget rectificatif à l’été en fonction de l’évolution économique et géopolitique.

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EDF annonce un résultat record de 10 milliards d’euros en 2023

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EDF annonce un résultat record de 10 milliards d’euros en 2023

Après une année 2022 marquée par une perte de 17,9 milliards d’euros, le groupe a connu un spectaculaire redressement.

Après une année 2022 marquée par des difficultés sans précédent, EDF annonce son retour à la prospérité en 2023 avec des résultats financiers impressionnants. Le groupe énergétique affiche un résultat net record de 10 milliards d’euros, accompagné d’un chiffre d’affaires impressionnant de 139,7 milliards d’euros. En l’espace de douze mois, EDF a également réussi à réduire sa dette de dix milliards d’euros, la ramenant à 54,4 milliards, grâce à la stratégie mise en place par son nouveau directeur, Luc Rémont, arrivé à la tête de l’entreprise en novembre 2022.

Cette résurrection spectaculaire contraste fortement avec les résultats désastreux de l’année précédente, où le groupe avait enregistré une perte record de 17,9 milliards d’euros, portant sa dette à près de 65 milliards. Les difficultés rencontrées en 2022, notamment la crise de la corrosion sous contrainte dans certaines centrales nucléaires, avaient entraîné une chute drastique de la production et des importations coûteuses sur le marché de l’électricité.

Cependant, l’année 2023 a marqué un renversement de situation remarquable pour EDF. Sous la direction de Luc Rémont, l’entreprise s’est concentrée sur l’amélioration de son efficacité opérationnelle, ce qui s’est traduit par une augmentation significative de la production nucléaire en France, atteignant 320 térawattheures. Les prévisions pour les années à venir sont également encourageantes, avec une trajectoire de production confirmée par EDF, bien que encore en deçà des ambitions initiales pour 2030.

En parallèle, la production hydraulique a également enregistré une croissance remarquable de 19,4%, atteignant 38,7 térawattheures. Ces deux sources d’énergie, nucléaire et hydraulique, demeurent les piliers de la production d’électricité du groupe, qui continue également de développer ses capacités dans les énergies renouvelables telles que l’éolien et le photovoltaïque.

Malgré ces succès, EDF doit faire face à des défis persistants, notamment d’importants investissements nécessaires pour maintenir et moderniser son parc de production, ainsi que pour répondre aux exigences de la transition énergétique. Le groupe est également confronté au défi du nouveau nucléaire, avec un programme d’investissement estimé entre 50 et 60 milliards d’euros pour la construction de nouveaux réacteurs EPR2.

Alors que les défis restent nombreux, le redressement impressionnant d’EDF en 2023 témoigne de la résilience de l’entreprise et de son engagement à répondre aux besoins énergétiques de la France et du monde.

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