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Afghanistan: au moins six morts dans une attaque à la bombe contre le convoi du vice-président

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Au moins six personnes ont été tuées et douze blessées lors d’une attaque à la bombe visant le convoi d’Amrullah Saleh, premier vice-président afghan connu pour son hostilité envers les talibans, mercredi dans le centre de Kaboul.

« Ce matin alors que nous nous rendions à mon bureau, notre convoi a été attaqué. Je vais bien, mais certains de mes gardes ont été blessés », a raconté M. Saleh dans une vidéo publiée sur Facebook, la main recouverte d’un bandage.

« J’ai des brûlures sur le visage et la main », a ajouté l’ancien chef des services de renseignement afghans.

Akmal Samsoorn, porte-parole du ministère de la Santé, a déclaré à l’AFP que six cadavres et 12 blessés avaient été emmenés dans les hôpitaux de la capitale.

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur Tareq Arian a confirmé l’attaque, précisant quant à lui que deux morts et 12 blessés avaient pour l’instant été recensés.

« L’explosion d’aujourd’hui n’a rien à voir avec nous », a réagi le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid interrogé par l’AFP.

Selon un collaborateur du vice-président, qui a parlé à l’AFP sous couvert d’anonymat, un kamikaze s’est fait exploser près du convoi alors que M. Saleh se rendait à son bureau.

Abdullah, un commerçant qui, comme de nombreux Afghans, n’utilise qu’un seul nom, a raconté que ses fenêtres avaient été brisées par l’explosion. « Un magasin qui vend des bouteilles de gaz a aussi pris feu, faisant exploser les bouteilles », a-t-il ajouté.

Le président afghan Ashraf Ghani a condamné l’attaque.

Connu pour ses positions hostiles aux talibans, Saleh avait déjà été échappé à une tentative d’assassinat l’été dernier pendant la campagne présidentielle, quand un kamikaze et des hommes armés avaient attaqué ses bureaux.

L’attentat avait fait au moins 20 morts, pour la plupart des civils, et 50 blessés.

« Après huit heures de combat, je suis retourné à mon bureau, pour voir mes amis et collègues massacrés », avait-il raconté quelques mois plus tard au site indien The Print.

« Guerre de mots »

« C’est un combat sérieux. Ce n’est pas une guerre de mots. C’est une guerre qui implique le sang. Ils n’avaient pas pris le risque de me rater, mais ils l’ont fait, ils m’ont manqué », avait-il commenté ajoutant que « le cerveau (de l’attaque) était l’ISI », la puissante agence de renseignement militaire du Pakistan, dont il avait dénoncé « l’effrayante ingérence et la manipulation de la société afghane ».

Dans un tweet, le ministère de Affaires étrangères a « fermement condamné » ce nouvel attentat. « C’est un soulagement que le premier vice-président soit indemne », a poursuivi Islamabad, que Kaboul et Washington accusent de soutenir les talibans, ce que le Pakistan nie.

L’attaque de mercredi intervient alors que l’équipe de négociateurs afghans et les talibans doivent bientôt démarrer des pourparlers de paix inédits au Qatar.

Dimanche, M. Saleh avait déclaré que l’engagement des talibans pour la paix serait mesuré dès le début des négociations, lorsque la délégation de Kaboul fera pression pour un cessez-le-feu permanent.

« Le premier test pour les talibans est (un) cessez-le-feu », a annoncé Saleh lors d’une interview sur Tolo News, une chaine de télévision privée afghane.

« S’ils acceptent un cessez-le-feu, ils sont engagés pour la paix. Si ce n’est pas le cas, ils ne le sont pas », avait-il insisté.

Alors que les préparations sont en cours pour les pourparlers de Doha, la violence n’a pas cessé.

Mardi, le porte-parole du président afghan avait accusé les talibans de mener des attaques quotidiennement à travers le pays.

« Ces attaques brisent l’espoir de millions d’Afghans qui rêvent de paix et qui ont hâte de voir les pourparlers de paix débuter et la violence cesser », a-t-il écrit sur Twitter.

Prévue en mars, l’ouverture d’un dialogue de paix, inédit entre les deux camps, a été reportée à plusieurs reprises du fait de désaccords autour d’un échange de prisonniers aujourd’hui presque achevé.

La date de leur démarrage n’a pas encore été fixée alors que plusieurs pays dont la France et l’Australie s’opposent à la libération de six derniers captifs, coupables d’avoir tué plusieurs de leurs ressortissants.

Selon Saleh, ces prisonniers seront transférés au Qatar.

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Meta va laisser Donald Trump revenir sur Facebook et Instagram

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Meta va laisser Donald Trump revenir sur Facebook et Instagram

L’ancien président américain avait été banni du réseau social après l’assaut de ses partisans contre le Congrès, le 6 janvier 2021.

Le géant des réseaux sociaux Meta a annoncé mercredi qu’il allait, dans les prochaines semaines, « mettre fin à la suspension » des comptes de Donald Trump sur Facebook et Instagram, deux ans après l’exclusion de l’ancien président américain suite à l’assaut du Capitole.

« Le public doit pouvoir entendre ce que les personnalités politiques disent afin de pouvoir faire des choix éclairés », a justifié Nick Clegg, le responsable des affaires internationales de Meta, dans un communiqué. « Mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de limites à ce que les gens peuvent dire sur notre plateforme. Quand il y a un risque de préjudice dans le monde réel – un risque élevé qui justifie une intervention de Meta dans le débat public – nous agissons », a-t-il précisé.

L’ex-chef d’État américain avait été exclu du réseau social le 7 janvier 2021, alors qu’il était encore au pouvoir, pour avoir encouragé ses partisans lors de l’attaque du Congrès à Washington la veille, une décision sans précédent, imitée à l’époque par la plupart des réseaux sociaux grand public, dont Twitter.

En juin 2021, Facebook avait décidé que l’exclusion durerait deux ans, et que le milliardaire républicain ne pourrait revenir que quand les « risques pour la sécurité du public » auraient « disparu ».

La suspension « devrait ne plus jamais arriver à un président en exercice ou à qui que ce soit qui ne mérite pas de sanctions ! », a réagi Donald Trump depuis son compte sur Truth Social, le réseau social qu’il a lancé l’an dernier.

La semaine dernière, l’ancien président avait officiellement demandé à pouvoir retourner sur Facebook. Son avocat avait adressé une lettre au fondateur et président de Meta, Mark Zuckerberg, l’appelant à ne pas « réduire un candidat à la présidentielle au silence ».

L’homme politique avait déjà été réadmis sur Twitter le 19 novembre 2022, quatre jours après avoir déclaré sa candidature à l’élection présidentielle de 2024. Il n’a toutefois pas encore publié de message sur ce compte, communiquant principalement via sa propre plateforme, Truth Social.

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Espagne : un sacristain mort et un prêtre blessé dans une attaque à la machette

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Espagne : un sacristain mort et un prêtre blessé dans une attaque à la machette

Un homme a été interpellé après avoir attaqué à l’arme blanche plusieurs personnes dans un église du sud de l’Espagne.

Un sacristain a été tué mardi 24 janvier et un prêtre grièvement blessé, dans une attaque à la machette dans deux églises d’Algésiras, dans le sud de l’Espagne, a indiqué une source policière à l’AFP, précisant qu’un homme avait été arrêté. Une enquête a été ouverte pour des faits présumés de terrorisme. Elle sera menée par un magistrat de l’Audience nationale, tribunal chargé notamment des affaires de terrorisme, a précisé le parquet, sans donner plus de précisions.

L’attaque à l’arme blanche s’est produite peu avant 20h dans l’église de San Isidro d’Algésiras, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Une personne a été tuée à l’extérieur de l’église et une blessée dans l’église, a ajouté le ministère.

Selon un prêtre d’Algésiras, cité par El Pais, «l’agresseur s’est d’abord rendu à la paroisse de San Isidro, où il a attaqué le sacristain». «Quelques instants plus tard, il est allé à l’église de la Plaza de la Palma, où il a rencontré le prêtre dans la rue, l’a attaqué et l’a laissé pour mort. Ensuite, il a semblé aller à l’église de la Virgen de Europa, mais je ne sais pas s’il y est arrivé. Toutes les églises sont situées au centre de la ville», raconte le religieux. Plusieurs sources policières soulignent qu’il y a eu des assauts dans «au moins deux églises». Les mêmes sources confirment que l’agresseur était sans papiers, «sans doute d’origine marocaine».

Peu après l’attaque, le président de la communauté d’Andalousie Juan Manuel Moreno a réagi. «Horrible et déchirant. Un sacristain a été assassiné et au moins un autre prêtre a été blessé dans un attentat qui a eu lieu à Algésiras. Prudence, les faits sont en cours d’investigation. Je condamne fermement le crime. L’intolérance n’aura jamais sa place dans notre société», a-t-il écrit sur Twitter.

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Guerre en Ukraine : Kiev admet avoir cédé Soledar à la Russie

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Guerre en Ukraine : Kiev admet avoir cédé Soledar à la Russie

L’armée ukrainienne a admis mercredi avoir cédé aux Russes la ville de Soledar (ici en juin 2022), deux semaines après l’annonce de sa prise par Moscou.

« Après des mois de combats difficiles […], les forces armées ukrainiennes l’ont quittée » pour « se replier sur des positions préparées », a indiqué à l’AFP le porte-parole militaire de la zone est Serguiï Tcherevaty, refusant cependant de préciser quand cette retraite a eu lieu.

À la mi-janvier, la petite ville était au centre d’une bataille acharnée et Moscou en avait revendiqué la prise. Le gouverneur de la région de Donetsk, Pavlo Kyrylenko, avait toutefois démentié, assurant que Soledar était « sous le contrôle des autorités ukrainienne ».

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