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Culture

La justice confirme la culpabilité de Christophe Ruggia et alourdit sa peine

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_**La cour d’appel de Paris a infligé une condamnation plus sévère au cinéaste, reconnu coupable d’agressions sexuelles sur l’actrice Adèle Haenel lorsqu’elle était mineure. La décision souligne la gravité des faits et l’emprise exercée sur l’adolescente.**_

Le réalisateur Christophe Ruggia a vu sa peine aggravée par la cour d’appel de Paris. Les magistrats l’ont condamné à cinq années d’emprisonnement, dont deux ans ferme à effectuer sous le régime de la surveillance électronique. Il avait été reconnu coupable en première instance d’agressions sexuelles sur l’actrice Adèle Haenel, commises alors qu’elle était âgée de douze à quatorze ans.

Les faits remontent à la période suivant le tournage du film « Les Diables », au début des années 2000. Le cinéaste, alors âgé de 36 ans, avait dirigé la jeune comédienne pour son premier rôle. La cour a établi que des attouchements répétés et non consentis s’étaient produits lors de rendez-vous réguliers au domicile de l’homme. Les juges ont estimé n’avoir « aucun doute » sur la matérialité de ces gestes et ont relevé leurs « conséquences avérées » sur la santé psychique de la victime.

Dans ses attendus, la juridiction a décrit une situation d’emprise caractérisée. Elle a constaté qu’une « jeune pré-adolescente », propulsée dans le milieu cinématographique, s’était trouvée « prise au piège » face à un adulte nettement plus âgé. L’arrêt précise que l’état de sidération dans lequel elle se trouvait ne lui a permis de mettre fin à ces rencontres qu’à la faveur d’une intervention extérieure.

À l’issue de l’audience, l’actrice a fait une brève déclaration. Elle a évoqué un parcours judiciaire éprouvant et a exprimé sa pensée pour les autres victimes de violences sexuelles durant l’enfance. Elle a indiqué que son engagement se poursuivrait désormais en dehors des prétoires, au service de la justice et des droits humains.

Tout au long de la procédure, le mis en cause a maintenu une version des faits en totale contradiction avec les déclarations de la plaignante. Il a catégoriquement nié les accusations, se présentant comme un mentor culturel pour une jeune artiste en devenir. La défense n’a pas souhaité s’exprimer après le prononcé de l’arrêt.

Cette décision judiciaire intervient après une instruction et des débats ayant largement médiatisé cette affaire, révélée initialement par la presse. Elle confirme la qualification d’agressions sexuelles aggravées en raison de la minorité de la victime et de l’autorité détenue par l’auteur des faits.

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