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Washington tente de relancer un dialogue israélo-libanais sous haute tension

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_**Des délégations israélienne et libanaise se rencontrent ce mardi dans la capitale américaine pour des discussions préliminaires, dans un contexte marqué par de profondes divergences et une défiance persistante.**_

Des représentants des gouvernements israélien et libanais se sont retrouvés mardi au département d’État américain. Cette rencontre, facilitée par le secrétaire d’État Marco Rubio, constitue la première discussion diplomatique directe de ce niveau entre les deux pays depuis plus de trente ans. L’objectif affiché par Washington est de jeter les bases d’un règlement durable des tensions à la frontière nord d’Israël.

Les positions de départ demeurent toutefois très éloignées. La partie israélienne insiste sur la nécessité de neutraliser la menace posée par le Hezbollah, qu’elle qualifie d’organisation terroriste, et conditionne tout progrès à son désarmement. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a récemment réitéré cette exigence, y voyant un préalable à un éventuel accord de paix.

De son côté, la présidence libanaise a exprimé l’espoir de parvenir à un arrêt des hostilités sur son sol, prélude à des négociations plus substantielles. Beyrouth réaffirme son attachement à la souveraineté nationale et à l’intégrité territoriale du pays. Le mouvement Hezbollah, allié de l’Iran et acteur politique et militaire majeur au Liban, s’est pour sa part fermement opposé à ces pourparlers, les qualifiant de capitulation.

La médiation américaine se déploie dans un environnement complexe. Les récentes opérations militaires israéliennes au Liban, intervenues dans le cadre du conflit régional plus large, ont causé des pertes civiles importantes et des déplacements de population massifs. Ces développements compliquent la tâche des diplomates, alors que Washington tente de concilier son soutien à la sécurité d’Israël avec son appel au respect de la souveraineté libanaise.

Les observateurs nourrissent peu d’illusions sur la possibilité d’une percée immédiate. D’anciens responsables évoquent des attentes très modestes pour cette session préliminaire. La question de l’établissement éventuel d’une zone de sécurité dans le sud du Liban, évoquée par Israël, figure parmi les sujets les plus épineux. L’histoire des relations entre les deux pays, toujours officiellement en état de guerre, est émaillée de tentatives de règlement restées sans suite, à l’image de l’accord de 1983 qui ne fut jamais appliqué.

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