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Le baptême du pavé pour Benjamin Thomas, dernier mais fier

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Le champion olympique a découvert l’Enfer du Nord lors de son premier Paris-Roubaix, une épreuve qu’il ne regardera plus jamais du même œil après avoir affronté ses terribles secteurs pavés.

Le coureur de Cofidis a bouclé sa première participation à la Reine des Classiques en fermant la marche, à une vingtaine de minutes du vainqueur. Malgré cette place modeste, il ne nourrit aucun regret. Engagé en dernière minute pour pallier les absences dans son équipe, il s’est lancé dans l’aventure sans préparation spécifique, découvrant les célèbres pavés le jour même de la course, guidé seulement par les conseils succincts de ses coéquipiers.

L’impression fut particulièrement forte dans la mythique Trouée d’Arenberg. Le champion olympique de l’omnium décrit un terrain chaotique, semblable à un champ de mines, où il craignait à chaque instant de voir son vélo se briser. Cette traversée, avoue-t-il, a suscité en lui une certaine appréhension, même s’il a pu éviter les chutes majeures sur les autres portions du parcours.

Cette immersion totale dans l’un des monuments les plus exigeants du calendrier cycliste a radicalement changé sa perception de l’épreuve. Il souligne l’intensité constante et la vitesse élevée, bien loin des moments de répit habituels dans d’autres courses. Désormais, lorsqu’il suivra la compétition depuis son canapé, il aura pleinement conscience des souffrances endurées par les participants, des difficultés invisibles pour les téléspectateurs. Une expérience extrême, certes, mais dont il tire une grande fierté, même si un retour l’année prochaine n’est pas encore à l’ordre du jour.

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