Faits Divers
Le procès Balkany suspendu après un vif emportement de l’ancien édile
L’audience consacrée à l’emploi de policiers municipaux comme chauffeurs personnels a dû être interrompue jeudi, le tribunal jugeant avoir frôlé l’outrage après les propos de l’ancien maire de Levallois-Perret.
La procédure judiciaire visant Patrick Balkany a connu un épisode particulièrement tendu. L’ancien édile, âgé de 77 ans, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour un second volet de l’affaire le concernant. Il est poursuivi pour des faits de détournement de fonds publics, liés à l’utilisation présumée, entre 2010 et 2015, de trois agents de police municipale et d’un fonctionnaire de police nationale à titre de chauffeurs personnels.
Les débats ont rapidement pris une tournure agitée. L’avocat de la défense a déposé des conclusions en nullité, pointant ce qu’il a qualifié de dysfonctionnements majeurs dans l’instruction, marquée par la succession de neuf magistrats. Le parquet s’y est opposé, estimant que la durée de l’enquête n’affectait pas le fond du dossier. La décision de la présidente de joindre cet incident au débat sur le fond a provoqué une réaction vive de la part de Patrick Balkany, dont les propos ont conduit la magistrate à suspendre l’audience.
En amont de cette interruption, l’ancien maire avait été interrogé sur l’utilisation de véhicules de service. Sur un ton d’abord ironique, il a ensuite justifié ce dispositif par des impératifs de sécurité. Il a évoqué la création de la police municipale en 1983 et des violences subies, expliquant avoir recouru à des agents volontaires et formés, une solution présentée comme moins coûteuse qu’une protection privée et qui aurait, selon lui, reçu l’aval du ministère de l’Intérieur de l’époque.
Les déclarations d’anciens chauffeurs, lues à l’audience, ont cependant dépeint une réalité différente. L’un d’eux a décrit des conditions de travail éprouvantes, avec de longues attentes et des nuits passées au domicile des Balkany, où il affirme s’être senti traité comme un domestique. Un autre agent, en poste pendant huit ans, a reconnu avoir effectué des séjours aux Antilles, où il conduisait l’épouse de l’élu et croisait des personnalités invitées par le couple. L’intéressé a balayé ces témoignages d’un revers de main, assurant avoir toujours traité ses employés avec bienveillance et générosité. L’audience doit reprendre vendredi.
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