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Mojtaba Khamenei, l’héritier invisible de Téhéran

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L’état de santé du nouveau guide suprême iranien, qui n’a plus été aperçu publiquement depuis des semaines, demeure entouré de mystère, tandis qu’il continuerait d’exercer ses fonctions à distance.

L’absence de toute apparition publique de Mojtaba Khamenei alimente les interrogations sur la situation en Iran. Le successeur désigné, dont le père a péri fin février lors d’une frappe attribuée à Israël et aux États-Unis, n’a fait l’objet d’aucune diffusion d’image ou d’enregistrement depuis cet événement. Selon des informations concordantes, l’homme de 56 ans aurait subi des blessures importantes lors de l’attaque, notamment à la face et à un membre inférieur.

Les autorités américaines ont évoqué, par la voix de leur secrétaire à la Défense, la probabilité de séquelles physiques importantes. Pour sa part, l’appareil d’État iranien se contente d’employer le terme de « janbaz », désignant un combattant blessé, sans fournir de détails sur son état ou son pronostic. Cette opacité caractérise la communication officielle sur ce sujet sensible.

Malgré cette invisibilité forcée, Mojtaba Khamenei conserverait une influence déterminante sur les affaires du pays. Il participerait régulièrement, par le biais de liaisons audiovisuelles, aux réunions des plus hautes instances dirigeantes. Son implication s’étendrait même aux pourparlers en cours avec Washington, selon certaines sources. Son retour devant les caméras, envisagé peut-être dans les prochains mois, dépendrait à la fois de l’évolution de son état de santé et des impératifs de sécurité. Cette période de transition, marquée par l’ombre portée du nouveau guide, illustre les défis complexes auxquels fait face la République islamique.

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