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L’État oppose un refus aux installations balnéaires du domaine de Murtoli en Corse

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La préfecture de Corse-du-Sud a rejeté les demandes d’occupation du littoral pour deux plages du luxueux complexe hôtelier. Une décision saluée par les défenseurs de l’environnement.

Les autorités préfectorales ont émis un refus concernant les autorisations d’occupation temporaire du domaine public maritime pour les plages de Murtoli et d’Erbaju, situées sur la commune de Sartène. Ces sites sont intégrés au domaine hôtelier de Murtoli, une propriété réputée. Les arrêtés justifient cette position en invoquant le statut de « plages à vocation naturelle » qui leur est attribué par le plan d’aménagement territorial de la Corse. Ce classement interdit formellement l’implantation d’équipements tels que des transats, des parasols ou des corps-morts pour l’amarrage des embarcations.

L’association environnementale U Levante, qui suit ce dossier depuis de longues années, se réjouit de cette décision. Elle affirme avoir régulièrement alerté les services de l’État sur le caractère contestable des autorisations accordées par le passé pour ces mêmes plages. Selon ses déclarations, l’occupation de la plage d’Erbaju servait notamment un restaurant implanté dans une zone protégée, où les activités commerciales sont prohibées.

L’association indique avoir finalement saisi le tribunal administratif pour contester les arrêtés préfectoraux de l’année précédente. Elle estime que cette action en justice pourrait expliquer le revirement des autorités administratives. Le domaine de Murtoli, fréquenté par une clientèle internationale et des personnalités, fait par ailleurs l’objet d’une enquête judiciaire distincte pour des infractions au droit de l’urbanisme. La préfecture n’a pas souhaité apporter de commentaires supplémentaires sur ces refus d’autorisation.

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