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Une voix rohingya en appelle à la solidarité islamique et régionale

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Une militante de la cause rohingya, à l’origine d’une plainte pour génocide en Indonésie, exhorte les pays musulmans et l’ASEAN à rompre leur silence face aux autorités birmanes.

Yasmin Ullah, fondatrice d’un réseau de soutien aux femmes rohingyas, a lancé un appel pressant aux nations de l’Asie du Sud-Est et à la communauté musulmane internationale. Cette demande intervient dans le contexte d’une action judiciaire déposée contre le chef de l’armée birmane, récemment confirmé à la présidence du pays. La procédure, engagée auprès du parquet indonésien, s’appuie sur le principe de compétence universelle inscrit dans la législation locale.

L’activiste, qui compte parmi les onze plaignants, justifie le choix de l’Indonésie par son statut de première nation musulmane au monde. Elle souligne les responsabilités qui en découlent, selon elle, au regard des principes de l’islam. Son plaidoyer vise à interpeller la conscience des dirigeants régionaux, les invitant à considérer l’armée birmane comme une source persistante d’instabilité pour toute la zone.

Les forces armées du Myanmar, au pouvoir depuis le coup d’État de 2021, font l’objet de critiques récurrentes pour des exactions à l’encontre de minorités ethniques, dont la communauté rohingya. La reconduction du général Min Aung Hlaing à la tête de l’État, la semaine dernière, a été perçue comme une consolidation de son autorité sous une apparence civile.

L’Indonésie, qui accueille plusieurs milliers de réfugiés rohingyas, principalement dans la province d’Aceh, occupe une position particulière. Yasmin Ullah, elle-même exilée depuis son enfance, travaille auprès de ces populations déplacées et dénonce l’habituelle complaisance de la région. Elle exprime l’espoir de voir un jour le chef de la junte répondre de ses actes devant la justice.

La plainte déposée à Jakarta représente une première application du nouveau code pénal indonésien en matière de crimes graves de portée internationale. Les autorités judiciaires ont confirmé son enregistrement et son examen par une unité spécialisée. Cette initiative coïncide avec la présidence indonésienne du Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour l’année 2026.

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