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L’ancien maire de Levallois-Perret face à la justice pour un système d’emploi fictif

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_**Le parquet de Nanterre a demandé une peine de prison ferme et une lourde amende contre Patrick Balkany, jugé pour des faits de détournement de fonds publics. Les réquisitions mettent en lumière un montage financier au profit d’un proche collaborateur.**_

L’audience correctionnelle s’est achevée sur des réquisitions sévères. Le ministère public a sollicité une condamnation à trois ans d’emprisonnement, dont dix-huit mois ferme, à l’encontre de l’ancien édile de Levallois-Perret. Une amende de 350 000 euros a également été requise, ainsi qu’une interdiction d’exercer toute fonction publique pour cinq ans et une peine d’inéligibilité de dix ans.

Les magistrats ont détaillé les mécanismes d’une affaire centrée sur les relations entre l’élu et son ancien directeur du développement économique. Le système reproché aurait permis à ce dernier de percevoir, après son départ à la retraite, une rémunération substantielle via une association subventionnée par la collectivité. Cette structure, présentée comme un outil de coopération internationale, aurait en réalité servi à financer des salaires et des voyages luxueux sans contrepartie professionnelle identifiable.

L’accusation a décrit une organisation mise en place pour contourner les règles de la fonction publique territoriale. Elle a évoqué l’influence considérable de l’ancien maire sur l’administration locale, rendant complexe toute opposition à ses décisions. Le parquet a qualifié ces agissements d’atteinte grave à la probité publique, tout en reconnaissant avoir pris en compte l’âge et l’état de santé de l’intéressé dans le quantum de sa demande.

Les débats ont notamment porté sur la nature des activités de l’association en question. L’enquête n’aurait pas permis d’établir l’existence d’une production concrète justifiant les sommes versées. Le parquet a estimé que ce dispositif constituait un remerciement déguisé et un détournement des deniers communaux, dont le montant global s’élèverait à plusieurs centaines de milliers d’euros. La défense avait invoqué la prescription, un argument rejeté par l’accusation qui considère que les faits se sont prolongés jusqu’à une date récente.

Le tribunal rendra sa décision à une date ultérieure.

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