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Économie

Moscou et Pékin bloquent toute action onusienne sur le détroit d’Ormuz

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Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est retrouvé dans l’impasse après le veto opposé par la Russie et la Chine à une résolution visant à garantir la liberté de navigation dans le détroit stratégique. Cette décision intervient dans un contexte de tensions régionales exacerbées.

Une proposition de texte, portée par Bahreïn et soutenue par les États-Unis ainsi que plusieurs États arabes, a été rejetée mardi. Malgré plusieurs révisions destinées à obtenir un consensus, le projet n’a pas surmonté l’opposition de Moscou et de Pékin, qui ont opposé leur veto. Onze membres du Conseil ont voté en faveur du texte, tandis que le Pakistan et la Colombie se sont abstenus.

L’initiative diplomatique cherchait initialement à autoriser le recours à « tous les moyens nécessaires » pour sécuriser ce passage maritime. Face aux réticences exprimées, notamment par la France, la formulation avait été adoucie pour ne promouvoir que des mesures défensives et proportionnées. La version finale soumise au vote encourageait la coordination entre États pour assurer la sécurité de la navigation, notamment par l’escorte de navires marchands, et exigeait de l’Iran qu’il cesse toute attaque contre les bâtiments en transit.

Les représentants russe et chinois ont justifié leur opposition en dénonçant un texte qu’ils ont jugé partial et agressif. L’ambassadeur de Russie a annoncé que les deux pays prépareraient une proposition de résolution alternative, sans en préciser le calendrier. De son côté, l’ambassadeur américain a affirmé que ce veto n’entraverait pas la capacité des États-Unis à agir, seuls ou avec leurs alliés, pour assurer leur défense.

La fermeture de ce détroit, voie de transit cruciale pour les hydrocarbures, a des répercussions économiques mondiales, contribuant à une hausse significative des prix du pétrole et du gaz. Les pays du Golfe, par la voix du ministre bahreïni, ont exprimé leur déception, estimant que ce blocage envoyait un signal négatif sur la capacité de l’ONU à répondre aux menaces contre la sécurité maritime internationale.

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