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Culture

Les free parties dans le viseur du législateur

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_**Le Parlement examine ce jeudi un texte visant à renforcer la répression des rassemblements techno illicites, cristallisant un débat ancien entre ordre public et contre-culture.**_

Les rassemblements musicaux autogérés, communément appelés free parties, font l’objet d’une proposition de loi déposée par des élus de la majorité présidentielle. Ce texte, débattu à l’Assemblée nationale, entend durcir significativement les sanctions encourues par leurs organisateurs. Il s’inscrit dans une volonté de mieux encadrer des événements perçus comme sources de troubles récurrents.

Nées en réaction à la commercialisation des raves parties à la fin des années 1980, les free parties se définissent par leur gratuité, leur fonctionnement libertaire et leur implantation souvent en pleine nature ou dans des lieux abandonnés. Portées par des collectifs et des « sound systems », elles rassemblent parfois plusieurs milliers de personnes sur plusieurs jours, autour de musiques électroniques aux tempos soutenus.

Si de nombreux rassemblements se déroulent sans heurts, les autorités pointent régulièrement des incidents liés à ces manifestations. Les nuisances sonores pour les riverains, les dégradations environnementales, la consommation de substances psychoactives et, parfois, des affrontements violents sont régulièrement relevés. Le texte législatif évoque également des risques de blanchiment d’argent et d’atteintes à l’intégrité physique des participants.

Le cadre juridique actuel, qui se limite le plus souvent à des amendes et à des saisies temporaires de matériel, est jugé insuffisant par les promoteurs de la proposition de loi. Ils souhaitent créer un délit spécifique, puni de six mois d’emprisonnement et de 5 000 euros d’amende, pour toute participation à l’organisation d’un tel rassemblement non autorisé. Cette approche s’inspirerait de législations déjà en vigueur chez certains voisins européens.

Face à ce durcissement annoncé, les défenseurs de la scène techno libre dénoncent une criminalisation excessive. Ils estiment que ces événements, vecteurs de lien social et d’expression artistique, sont abordés sous le seul angle sécuritaire, au détriment du dialogue avec les pouvoirs publics. Leurs craintes se portent également sur un projet de loi plus large, qui prévoirait des peines encore plus lourdes, pouvant aller jusqu’à deux ans de prison.

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