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Un ancien garde de la DGSE jugé pour un projet d’assassinat, son profil psychologique au cœur des débats

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L’audience s’est concentrée sur la personnalité de l’accusé, décrit par plusieurs témoignages comme enclin à fabriquer des récits fantasmés. Il est poursuivi dans le cadre de la vaste affaire judiciaire liée à des dérives au sein d’un cercle maçonnique.

L’homme comparaissant devant la cour d’assises de Paris a longtemps cultivé l’image d’un soldat d’élite. Affecté à la sécurité d’une base militaire du Loiret liée aux services secrets, il évoquait auprès de son entourage des missions secrètes à l’étranger. La réalité judiciaire qui lui est opposée est tout autre. Il a été interpellé en juillet 2020 alors qu’il se trouvait au volant d’un véhicule volé, en possession d’une arme et dans l’intention, selon l’accusation, de commettre un homicide.

Lors de sa garde à vue, il avait alors affirmé agir sur ordre pour neutraliser un agent d’un service de renseignement étranger. Les investigations ont rapidement mis en lumière des contradictions significatives dans ses déclarations. Un supérieur hiérarchique, entendu par la justice, l’a décrit comme un individu prétentieux et peu fiable, soulignant une tendance pathologique à l’affabulation.

Interrogé sur cette propension au mensonge, l’intéressé a reconnu avoir pu dire « des bêtises », tout en minimisant la portée de ses propos. La défense et l’accusation s’affrontent sur l’importance de ce trait de caractère dans la compréhension des faits qui lui sont reprochés. L’un des magistrats du parquet a insisté sur ce point, estimant que la crédibilité des motivations avancées par l’accusé en dépendait.

Son passage en détention préventive a semblé conforter cette analyse. Un codétenu, ancien membre des services de renseignement intérieur, a rapporté dans un écrit que l’homme se présentait en prison comme un tueur professionnel et prétendait bénéficier de protections médiatiques influentes. Confronté à ces allégations, l’ancien militaire a évoqué des confusions possibles ou des paroles en l’air.

L’individu est mis en cause pour sa participation présumée à un projet de meurtre en lien avec une organisation structurée. Son interrogatoire sur le fond des charges retenues contre lui est attendu dans les prochaines semaines. Ce dossier s’inscrit dans une procédure judiciaire bien plus vaste, impliquant plus d’une vingtaine de personnes. Les faits à l’origine de cette enquête remontent à une tentative de meurtre sur une consultante en management, survenue à l’été 2020.

Parmi les nombreux coaccusés, dont plusieurs appartenaient aux forces de l’ordre ou à l’armée, treize risquent la peine maximale. Ils doivent répondre d’une série d’actes criminels graves, incluant un homicide et plusieurs tentatives d’assassinat. Les débats devant la cour d’assises se poursuivront jusqu’au milieu de l’été.

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