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Nestlé face à la justice pour des dépôts de déchets dans les Vosges

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_**Le tribunal correctionnel de Nancy a décidé de poursuivre les débats sans ordonner de nouvelles expertises immédiates, une demande pourtant formulée par le parquet et les associations environnementales.**_

L’audience s’est poursuivie mardi selon le calendrier initial, malgré les requêtes déposées en début de semaine. Le ministère public et les conseils des parties civiles avaient sollicité la réalisation d’analyses complémentaires, notamment pour mesurer la présence de microplastiques dans les sols et les eaux à proximité des sites litigieux. Cette demande faisait suite à la décision de la juridiction d’écarter, la veille, une partie substantielle des éléments versés au dossier durant l’instruction, dont plusieurs rapports d’experts.

Les représentants des plaignants ont exprimé leur inquiétude quant à l’état actuel de la procédure. L’avocate d’une association de consommateurs a estimé que le dossier se trouvait désormais « incomplet, voire quasi vide », tandis que le parquet a souligné les difficultés à caractériser précisément les pollutions alléguées en l’absence de ces pièces. La défense a, de son côté, qualifié la demande d’expertises supplémentaires de manœuvre dilatoire.

Après une suspension de l’audience, le tribunal a choisi de renvoyer l’examen de cette question au moment du délibéré. Il statuera alors sur l’opportunité d’ordonner ou non de nouvelles investigations. En attendant, les débats sur le fond se poursuivront jusqu’à la fin de la semaine.

La société Nestlé Waters Supply Est, filiale du groupe suisse, est poursuivie pour gestion non autorisée de dépôts de déchets. Les faits reprochés concernent l’accumulation présumée de plus de 470 000 mètres cubes de résidus, principalement des bouteilles en plastique, sur plusieurs terrains communaux situés à proximité de ses usines d’embouteillage de Vittel, Contrex et Hépar. L’entreprise est également accusée d’avoir laissé des particules de microplastiques s’infiltrer dans les eaux, avec des conséquences dommageables supposées pour les écosystèmes aquatiques et la santé publique.

Dans un communiqué, une des associations parties civiles a fait part de ses craintes quant aux suites de la procédure, évoquant la possibilité d’un échec judiciaire si les manquements formels devaient conduire à un non-lieu sur le fond.

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